Père reconnu coupable d'avoir agressé sa fille durant 6 ans

André Tremblay, 52 ans, de Limoilou.... (Photo courtoisie TVA)

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André Tremblay, 52 ans, de Limoilou.

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(Québec) Bob. Margaret. Félix. C'est ainsi qu'André Tremblay, 52 ans, de Limoilou, avait baptisé les parties génitales de sa fille, une enfant qu'il a agressée sexuellement et gardée sous son joug durant six ans.

Dès la naissance de sa fille, André Tremblay avait formé le projet de l'agresser sexuellement. Il est passé à l'acte lorsque la fillette a atteint l'âge de 10 ans et qu'elle est venue demeurer chez lui à temps plein, à Saint-Augustin-de-Desmaures, après le divorce de ses parents.

Les compliments et les discussions sur la sexualité cèdent vite le pas aux sévices. Tous les jours, durant trois ans, André Tremblay embrasse sa fille sur la bouche au réveil, la touche, la masturbe dans la voiture et lui réclame des fellations. Même lorsque sa nouvelle conjointe est présente dans la maison, a témoigné la victime.

Le père avait donné des noms aux seins et à la vulve de sa fille : Bob, Margaret et Félix, dans ce dernier cas parce qu'elle portait une petite culotte de Félix le chat.

Les agressions ont continué, au rythme de deux à trois par semaine, jusqu'à ce que l'adolescente atteigne l'âge de 16 ans. La jeune fille a dit avoir eu l'impression d'être une vraie esclave pour son père, qui la contrôlait complètement. André Tremblay écoutait ses conversations, lisait ses courriels, la suivait en voiture, se montrait jaloux de tous ses copains.

Prêt à payer

Le père en est venu à parfois payer sa fille pour pouvoir continuer à la toucher. L'adolescente s'est mise à consommer de la drogue au point où elle a dû subir une cure de désintoxication.

Elle a fini par se confier à sa mère qui l'a reprise chez elle. Les accusations ont été déposées contre André Tremblay au début de 2013.

La jeune femme, aujourd'hui âgée de 24 ans, a éclaté en sanglots lorsque le juge Carol St-Cyr a prononcé le mot «coupable». Elle a demandé à ce que soit levée l'ordonnance de non-publication qui empêchait les médias de nommer son agresseur.

André Tremblay, qui a nié tous les gestes malgré des aveux faits à une nouvelle conjointe, n'a pas eu de réaction.

Les représentations sur la peine ont été reportées au début décembre.

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