Une famille décimée à Trois-Pistoles

Sur les lieux, la scène parlait d'elle-même: une... (Johanne Fournier collaboration spéciale)

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Sur les lieux, la scène parlait d'elle-même: une voiture démolie, un camion-benne renversé sur le côté, des débris de l'automobile qui jonchaient l'accotement sur la trentaine de mètres sur lesquels ont dérapé les deux véhicules.

Johanne Fournier collaboration spéciale

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Johanne Fournier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Trois-Pistoles) Depuis jeudi midi, deux garçons sont orphelins à Saint-Médard, près de Trois-Pistoles. À quelques kilomètres de leur domicile, leurs parents et leur soeur sont décédés après que la voiture dans laquelle ils prenaient place ait entrée en collision avec un camion. Le drame laisse toute une communauté sous le choc.

Sur les lieux, la scène parlait d'elle-même: une voiture démolie, un camion-benne renversé sur le côté, des débris de l'automobile qui jonchaient l'accotement sur la trentaine de mètres sur lesquels ont dérapé les deux véhicules. Facile de déduire que l'impact a été d'une rare violence. Sur les quatre occupants de la voiture, seul un petit garçon qui, selon certains résidents de l'endroit, serait âgé de moins de deux ans et qui était assis dans son siège d'enfant, s'en est miraculeusement tiré indemne.

À la Cantine D'Amours de Trois-Pistoles, là où la mère de famille travaillait, les employés étaient sous le choc.«Les nouvelles vont vite, s'est exclamée la serveuse, visiblement surprise de la présence du Soleil. C'est trop frais. Je peux pas parler.»

C'est alors que son patron s'est avancé, réussissant difficilement à trouver les mots pour exprimer ce qu'il ressentait. «Ça vient d'arriver, c'est embêtant pour nous autres de parler, affirme Denis D'Amours d'une voix fragile. On a, en plus, appris que sa fille et son chum étaient aussi décédés.» La femme, que le propriétaire du petit restaurant qualifiait d'employée fiable, travaillait à la cuisine du restaurant depuis une dizaine d'années.

Le maire de Saint-Jean-de-Dieu, d'où le couple était originaire, connaissait davantage l'homme. Il était conducteur d'un camion et était déjà venu livrer des porcs à son ancienne ferme. «Il venait de temps en temps à la ferme qui appartient maintenant à mon garçon, raconte Alain Bélanger. Je ne le connaissais pas personnellement, mais je peux dire qu'il faisait bien sa job. Une fois, il est venu avec son plus vieux, un petit gars de 10-12 ans et ils avaient l'air à bien s'entendre. C'est pas drôle pour les deux enfants qui se retrouvent orphelins. C'est un drame...»

Commotion chez les proches

Quelques heures seulement après la tragédie, des messages déposés sur la page Facebook des victimes traduisaient le désarroi causé par leur départ précipité. «Je te dis adieu, mon frérot, écrit le frère du père de famille qui a perdu la vie. On a eu bien du fun, hier soir, toute la gang ensemble. Ensuite, tu es venu finir la soirée avec moi. On s'est quittés vers 11h. Tu vois, 12 heures après, tu n'es plus là! C'est dur à accepter pour moi. Tu seras toujours dans mes pensées. Toi, ta blonde et ta petite malcommode, vous allez beaucoup de manquer.» Avec Jean-François Néron

Deux garçons orphelins

L'accident est survenu vers 11h30 jeudi, à l'intersection de la route 132 et de la rue Jean-Rioux à Trois-Pistoles. Un camion-benne de 10 roues, rempli de terre et circulant en direction est, est entré en collision de façon latérale avec l'automobile qui se dirigeait vers le sud. Quatre personnes se trouvaient à bord de la voiture : l'homme et la femme, tous deux dans la trentaine, ainsi que deux de leurs enfants en bas âge, soit une fille et un garçon. L'aîné de leurs enfants, un garçon qui serait âgé d'une dizaine d'années, ne se trouvait pas dans le véhicule puisqu'il était à l'école. À la suite de l'impact, les quatre passagers de la voiture ont été transportés à l'Hôpital de Trois-Pistoles, où l'on a constaté le décès du couple et de la fillette. Quant au petit garçon, il a subi des blessures au haut du corps, mais on ne craindrait pas pour sa vie. Le conducteur du camion, qui travaille pour Les Entreprises Jean D'Auteuil de Saint-Jean-de-Dieu, s'en est tiré avec un violent choc nerveux.

La circulation a été perturbée jusqu'en fin de journée, alors qu'une des voies était fermée afin de permettre à un expert en reconstitution de scènes de collisions et à un enquêteur de la Sûreté du Québec (SQ) de refaire le fil des événements. «Est-ce qu'un des conducteurs aurait omis de faire un arrêt au feu rouge?» se demande le porte-parole de la SQ, Claude Doiron. «Est-ce qu'il y aurait eu une défectuosité mécanique sur un des véhicules? L'enquête pourra en dire plus au cours des prochains jours.» 

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