Amour virtuel, cauchemar réel

Le palais de justice de Québec... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Le palais de justice de Québec

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Une histoire d'amour née sur Internet entre un homme de Lévis et une Marocaine a viré au cauchemar, au point où la jeune femme a profité de son accouchement pour fuir son mari.

Mario Despont, 47 ans, et Fadila (prénom fictif), 30 ans, se sont connus en 2010 via un site Web.

En mai 2011, Despont se rend au Maroc rejoindre sa douce. Leur mariage sera célébré moins de deux mois plus tard.

Selon la plaignante, le jeune marié, gentil et attentionné, se présente comme un homme d'affaires spécialisé dans les portes et fenêtres.

Mario Despont souhaite d'abord émigrer au Maroc. Il fait ensuite le projet de revenir au Canada avec sa jeune femme.

Le Canada va s'opposer durant de longs mois à la délivrance d'un visa pour Fadila, craignant que le mariage ne soit qu'un subterfuge pour faciliter l'immigration.

En mars 2014, Fadila accouche de leur premier enfant, qui va malheureusement mourir de problèmes respiratoires quelques heures après sa naissance.

Le couple arrive au Canada à l'automne 2014. Loin de trouver la maison promise par son mari, Fadila doit habiter la cave de la maison familiale, à Saint-Raphaël-de-Bellechasse.

Et tentera de fuir, mais sera rattrapée par son mari dans la rue.

Mario Despont et Fadila s'installent ensuite dans un logement de Lévis. La plaignante affirme y rester de longues heures pendant que son mari sort. Leur vie conjugale serait alors ponctuée de gestes de violence, et le mari devient très contrôlant, selon elle.

Fadila accouche de leur deuxième enfant à Lévis à l'été 2015. C'est lors de son hospitalisation que la jeune femme rencontre un organisme d'aide et parvient à échapper à l'emprise de son mari.

Le 1er septembre, Mario Despont est arrêté et accusé de voies de fait et de voies de fait ayant causé des lésions. Il est aussi accusé de deux chefs de voies de fait armées, puisque, à une occasion, il aurait lancé une bouteille de parfum en direction de sa femme et, à un autre moment, il l'aurait menacé avec un couteau.

Mario Despont a déjà été condamné à deux reprises dans le passé pour de la violence conjugale. Il a écopé d'une peine de quatre mois de prison en 2007 puis d'une peine de 12 mois à purger dans la collectivité en 2010.

Le juge Jean Asselin a refusé à Despont une remise en liberté durant les procédures.

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