Pas de nouveau procès pour Pierre-Olivier Laliberté

Pierre-Olivier Laliberté, aujourd'hui âgé de 27 ans, a... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Pierre-Olivier Laliberté, aujourd'hui âgé de 27 ans, a été reconnu coupable par un jury en avril 2013 du meurtre au premier degré d'un jeune soudeur de 20 ans, Michaël Cadieux, et de tentative de meurtre sur la copine de ce dernier.

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(Québec) La Cour d'appel refuse, dans une décision partagée, d'ordonner un nouveau procès pour Pierre-Olivier Laliberté, condamné à la prison à vie pour le meurtre du jeune Michaël Cadieux dans Saint-Sauveur en 2011.

Laliberté, aujourd'hui âgé de27 ans, a été reconnu coupable par un jury en avril 2013 du meurtre au premier degré d'un jeune soudeur de 20 ans, Michaël Cadieux, et de tentative de meurtre sur la copine de ce dernier, Barbara Fortin-St-Pierre, âgée de 17 ans à l'époque.

Alors qu'ils dormaient dans leur logement de la rue de l'Aqueduc, le couple a été assailli par un homme qu'ils n'ont jamais reconnu. Michaël Cadieux a tenté de se défendre, mais est mort après avoir reçu pas moins de 14 coups de couteau. L'adolescente a réussi à empoigner et à repousser l'agresseur.

Quelques mois après l'agression, un collègue de classe de Barbara, Pierre-Olivier Laliberté, est arrêté. Les policiers ont trouvé sous les ongles de la jeune femme le profil génétique complet de Laliberté.

Après avoir étudié la condamnation durant presque une année - un délibéré deux fois plus long qu'à l'habitude -, la Cour d'appel, à deux juges contre un, en vient à rejeter l'appel.

Le juge Richard Grenier, qui avait présidé le procès, a bel et bien commis une erreur, estiment les trois juges, en refusant le dépôt des déclarations de Barbara aux ambulanciers et au médecin. Elle y affirmait avoir été agressée par un inconnu.

Les trois juges évaluent toutefois que cette erreur était inoffensive vu l'ensemble de la preuve.

Les juges Jacques Chamberland et Dominique Bélanger sont convaincus «qu'un autre jury appelé à se pencher sur la même preuve scientifique en viendrait inévitablement et inéluctablement à la même conclusion» et condamnerait l'accusé.

Erreur grave

Le juge Allan R. Hilton croit lui que le juge du procès a fait une erreur grave dans ses instructions au jury sur l'existence potentielle d'un faux alibi de l'accusé.

Lors du procès, Pierre-Olivier Laliberté avait tenté de convaincre les jurés qu'au moment du crime, vers 4h le 12 juin 2011, il dormait paisiblement chez son père à Cap-Rouge. Le jeune homme avait raconté avoir passé la soirée dans des bars de danseuses.

Le père de Pierre-Olivier Laliberté avait confirmé lors du procès que son garçon était rentré entre 2h30 et 3h30.

Le juge Richard Grenier n'aurait pas dû, selon le juge Hilton, mentionner au jury la possibilité d'une défense d'alibi fabriquée, puisqu'il n'y avait, selon lui, aucune preuve indépendante à ce sujet.

En raison de cette erreur et malgré la preuve d'ADN, le juge Hilton proposait de casser le verdict de culpabilité et d'ordonner la tenue d'un nouveau procès.

En raison de la dissidence du juge Hilton sur une question de droit, l'avocat de Pierre-Olivier Laliberté, Me Alain Dumas, pourra porter la cause en Cour suprême sans avoir à demander la permission d'être entendue.

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