Procès de Vincent Langlois-Laroche: «Je ne sais pas ce qui s'était passé»

Vincent Langlois-Laroche... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Vincent Langlois-Laroche

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(Québec) L'aspirant policier Vincent Langlois-Laroche admet avoir frappé son ex-conjointe, dans une rue près du CHUL. Mais il ne comprend absolument pas ce qui s'est passé ce soir de juin 2014.

Toujours vêtu d'un pantalon chic et d'une chemise sans faux plis, l'homme de 25 ans, accusé notamment de tentative de meurtre, vient de passer deux journées à la barre des témoins.

L'accusé s'exprime dans un français recherché. Voulant visiblement contrôler son discours, il prend de longues secondes pour trouver le mot qui exprime exactement sa pensée.

Interrogé par son avocat Me Rénald Beaudry, Vincent Langlois-Laroche raconte péniblement les minutes où il a frappé son ex-copine Caroline Pagé, qui avait rompu avec lui en janvier 2014.

Il a assailli la jeune infirmière de 23 ans en pleine rue, près du CHUL, juste après son quart de travail.

Il revoit la scène. «Elle me tend les clefs de son auto. Je ne comprends rien. Je veux juste qu'on parle», témoigne l'accusé en pleurs. «Je la regarde, je vois qu'elle saigne. Je ne sais pas ce qui s'était passé.»

Effrayé, Langlois-Laroche a couru jusqu'à son véhicule, où il a pleuré longuement. «Après, j'essayais d'être positif, je me disais : ça ne doit pas être si pire. Elle était consciente.»

Il a ensuite roulé jusqu'à la maison de ses parents, à Portneuf. Il est entré par la fenêtre du sous-sol pour regagner sa chambre. «Je ne voulais pas les alarmer», dit-il.

Les policiers de la Sûreté du Québec sont venus l'arrêter quelques heures plus tard.

Les enquêteurs ont trouvé dans l'auto du jeune homme des listes de matériel devant servir au funeste projet et ont aussi saisi quelques objets qui y figuraient.

Tous les objets saisis étaient anodins, assure Vincent Langlois-Laroche. Le couteau suisse n'a jamais été utilisé, le poids de 25 livres ne servait qu'à s'entraîner et les trois sacs-poubelle étaient destinés à entreposer des vêtements mouillés.

Discours contrôlé

En après-midi, l'accusé a peiné à répondre aux questions de la procureure de la Couronne Me Josée Lemieux et a souvent joué sur les mots pour arrondir les angles. «Vous lui avez écrit que vous étiez en colère, note Me Lemieux. Vous ressentiez donc de la colère envers elle?» Pas de la colère, répond l'accusé, «mais de la contrariété».

Le contre-interrogatoire se poursuivra aujourd'hui. Par la suite, le procès fera une pause et reprendra en décembre avec les témoignages des psychiatres de la Couronne et de la défense qui viendront donner à la juge Chantale Pelletier leur évaluation de l'état mental de Langlois-Laroche au moment de l'agression.

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