Procès de Vincent Langlois-Laroche: un projet de meurtre en plusieurs étapes

Vincent Langlois-Laroche, 25 ans, ex-étudiant en techniques policières,... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Vincent Langlois-Laroche, 25 ans, ex-étudiant en techniques policières, subit son procès pour tentative de meurtre, agression armée, menaces de mort et harcèlement sur son ex-blonde, une infirmière du CHUL, Caroline Pagé, 23 ans.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) «Sortir par la fenêtre du sous-sol. Approche tactique et assommer. La "tapé" et la mettre dans le coffre. Jeter les preuves. Déjeuner avec parents.»

Les policiers ont trouvé dans la voiture de Vincent Langlois-Laroche, 25 ans, de Portneuf, une liste élaborée qui décrit, selon eux, comment le jeune homme comptait s'y prendre pour tuer son ex-copine.

L'ex-étudiant en techniques policières subit son procès pour tentative de meurtre, agression armée, menaces de mort et harcèlement sur son ex-amie de coeur, une infirmière du CHUL, Caroline Pagé, 23 ans.

Lorsqu'ils ont fouillé le véhicule de l'accusé, au lendemain de l'agression du 8 juin 2014, les policiers ont vu sur le siège du passager de la Echo une liste manuscrite et deux autres, faites à l'ordinateur, qui détaillaient, à leurs yeux, le déroulement d'un meurtre.

L'auteur de la liste prévoyait d'abord «nettoyer environnement + sourire». Il lui fallait aussi «supprimer historique-hotmail--facebook Caro» et «vérifier son heure de retour vers maison».

L'agresseur avait établi qu'il allait «stationner l'auto à la petite école», «courir jusqu'à la cache» et «attendre qu'elle sorte du véhicule».

Après avoir assommé, attaché et mis la victime dans le coffre, l'auteur de la liste voulait se souvenir de «prendre le GPS sous le véhicule» ainsi que le cellulaire de la jeune femme. 

Caroline Pagé a témoigné qu'après son quart de travail le 8juin 2014, elle a été agressée d'au moins quatre coups à la tête en pleine rue, derrière le CHUL. Elle affirme avoir reconnu la voix de son ex-copain Vincent Langlois-Laroche.

Les étapes finales du plan prévoyaient que l'auteur déjeune avec ses parents, nettoie son auto si nécessaire et parte ensuite en kayak.

Une autre liste énumère les habits nécessaires (tuque noire, vêtement de jogging noir, «bas adéquats pour courir», etc.), les achats à faire (couteau, poids de 45 lb avec corde, poing américain, etc.) et les outils à apporter (sac de poubelle (2), «chiffon (bouche)», lampes frontales). 

La liste manuscrite comporte plusieurs éléments inquiétants, notamment «drogue/poison», «condom», «vaseline».

Peu d'éléments saisis

Lors de son contre--interrogatoire, l'avocat de l'accusé, Me Rénald Beaudry, a fait ressortir que les policiers avaient saisi bien peu d'éléments de la liste lors de leurs perquisitions. Le technicien en identité judiciaire Nicolas Flamand a énuméré que la police avait saisi un poids, des souliers noirs, des bas, un couteau suisse, une lampe frontale et des écouteurs.

Le procès se poursuit mercredi, alors que l'accusé sera appelé à témoigner.

Langlois-Laroche se filme sur le lieu du crime

Un GPS sous la voiture de la victime

L'accusé Vincent Langlois-Laroche avait acheté sur Internet un GPS qui, installé sur la voiture de son ex, lui permettait de suivre tous les mouvements de la jeune femme.

Quelques heures après l'agression, la Honda de la victime a été apportée aux policiers. L'enquêteur Christian Lachance de la police de Québec s'est glissé sous le véhicule et a aussitôt vu la petite boîte noire avec une lumière rouge clignotante. Le GPS était aimanté au châssis, près du pare-chocs.

En 15 ans d'enquête, c'était la deuxième fois seulement, a témoigné le sergent-détective, qu'il trouvait un tel dispositif sous le véhicule d'une victime.

Les spécialistes en informatique de la GRC et de la police de Québec ont réussi il y a seulement quelques semaines à percer le code de verrouillage du téléphone cellulaire de l'accusé.

Ce n'est qu'à ce moment, grâce à l'historique de navigation sur Internet, qu'ils ont vu que le jeune homme avait acheté sur eBay un GPS. 

En utilisant le site Web TrackLiveNow, le jeune homme pouvait suivre le véhicule de son ex. Une carte, générée par le site GoogleMaps, lui apprenait sa localisation exacte.

Le soir du 8 juin 2014, Vincent Langlois-Laroche a consulté le site Web et appris que la voiture de Caroline Pagé était stationnée rue Général-Tremblay, près du CHUL.

Les policiers ont aussi retrouvé dans le cellulaire de l'accusé une vidéo où l'on voit Langlois-Laroche, le 3 juin 2014, filmer les environs du CHUL. La tête couverte d'un capuchon, l'accusé apparaît brièvement à l'écran. 

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