Un aspirant policier aurait tenté de tuer son ex-amie de coeur

Vincent Langlois-Laroche n'a visiblement pas accepté la rupture... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Vincent Langlois-Laroche n'a visiblement pas accepté la rupture que lui a imposée Caroline Pagé, au point où il aurait tenté de la tuer.

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(Québec) Un jeune aspirant policier qui acceptait mal une rupture amoureuse subit son procès pour une tentative de meurtre sur son ex-copine. La jeune infirmière a été agressée quelques minutes après avoir fini son quart de travail au CHUL.

Vincent Langlois-Laroche, un jeune homme de 25 ans au look soigné, est aussi accusé de harcèlement, de menaces de mort, de voies de fait armées et de voies de fait ayant causé des lésions corporelles.

Celle qui a été sa copine durant près de trois ans, Caroline Pagé, 23 ans, a d'abord raconté à la juge Chantale Pelletier comment le couple en est venu à se séparer en janvier 2014.

La jeune femme a témoigné qu'elle «ne ressentait plus d'amour». L'attitude arrogante du jeune homme lui déplaisait, ajoute-t-elle.

Vincent Langlois-Laroche a persisté à lui écrire des courriels et des textos et à lui envoyer des fleurs et des cadeaux à la Saint-Valentin et à son anniversaire.

Caroline accepte finalement de revoir Vincent pour une ultime explication. Ils se retrouvent le 3 mars au Tim Hortons de Donnacona.

Selon la témoin, le jeune homme, très organisé, arrive avec en main un ordre du jour des points qu'il souhaite aborder. Il va profiter de l'occasion, affirme-t-elle, pour accéder à son compte de courriel et à son téléphone intelligent. «Il a effacé tous les courriels qu'il m'avait envoyés et toutes nos conversations textos, dit Caroline. Il m'a dit que de cette façon-là, je n'aurais pas de preuve.»

En contre-interrogatoire, la jeune femme n'a pu dire comment son ex avait eu accès au mot de passe de son téléphone.

Par la suite, le jeune homme lui aurait dit que depuis la rupture, il la détestait tellement qu'il avait envie de la tuer.

Les échanges par courriels et textos se poursuivent durant les semaines suivantes, Vincent oscillant entre les excuses et les propos inquiétants. «Il m'a dit que si je ne lui donnais pas une deuxième chance, nos chemins allaient se recroiser», a témoigné Caroline.

Agression en pleine rue

Le soir du 8 juin, Caroline termine à minuit son quart de travail à l'étage de la chirurgie du CHUL. Elle sort de l'hôpital, les yeux rivés sur son téléphone.

Arrivée près de sa voiture, elle voit du coin de l'oeil un homme debout dans la rue. L'inconnu se précipite sur elle et lui assène au moins quatre coups à l'aide d'un objet, dit-elle.

Lorsqu'il s'arrête, Caroline, le visage ensanglanté, lui offre clefs et sacoche dans l'espoir qu'il s'en aille. L'homme n'en veut pas et dit «embarque dans l'auto, il faut qu'on se parle».

Caroline affirme qu'elle a à ce moment reconnu la voix de son ex-copain Vincent Langlois-Laroche.

Elle réussit à l'éloigner et obtient l'aide d'un automobiliste pour se rendre à l'urgence. L'infirmière a plusieurs plaies à la tête qui devront être réparées à l'aide de points de suture.

Le procès se poursuivra toute la semaine.

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