Un criminel endurci en liberté sous conditions

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Le palais de justice de Québec

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Un criminel endurci qui a déjà violé une fille pendant huit heures à la pointe d'un couteau a pu obtenir une remise en liberté sous conditions vendredi. Le juge Gilles Charest de la Cour du Québec a estimé que l'individu représentait un risque assumable par la société.

Jean-Guy Lefebvre, 63 ans, qui vit aujourd'hui dans le Témiscouata, a accumulé les infractions criminelles depuis les années 70.

Il a commis son crime le plus grave en 1993 lorsque, avec sa conjointe de l'époque, il a séquestré une femme de 22 ans, dans une maison de Saint-Albert, près de Victoriaville. Un couteau sur la gorge, la jeune femme a été maltraitée et agressée sexuellement durant toute une nuit. Elle a tenté plusieurs fois de fuir, en vain.

Lefebvre avait été condamné à 24 ans de prison pour cette nuit de cauchemar, une peine réduite à 17 ans par la Cour d'appel.

Comme il a fait un trafic de drogue à l'intérieur des murs, Lefebvre a purgé au total 18 ans de prison.

Contrairement à la majorité des détenus, il a purgé sa peine jusqu'au dernier jour.

Pour tenter de l'encadrer à sa sortie du pénitencier, en octobre 2012, les services carcéraux lui ont fait contracter un engagement d'une année.

Le 3 août dernier, Jean-Guy Lefebvre aurait abordé une jeune vendeuse de fraises sur le terrain d'une station-service de Lévis.

Il veut savoir son âge; l'adolescente répond qu'elle a 15 ans. Il lui demande à plusieurs reprises si elle veut lui montrer ses seins en échange de 20 ou même 50 $. La jeune fille refuse et tente de couper court à la conversation.

L'homme finit par repartir. La jeune vendeuse réussit à noter la plaque d'immatriculation.

Jean-Guy Lefebvre a été arrêté la semaine dernière et accusé d'incitation à des contacts sexuels et d'avoir communiqué en vue d'obtenir des services sexuels d'une personne de moins de 18 ans, deux crimes passibles de peine maximale de 10 ans avec des peines minimales d'une année et de six mois.

La procureure de la Couronne s'opposait vivement à la remise en liberté du récidiviste. «Il faut être particulièrement prudent, il présente très clairement un risque qui ne peut pas être assumé par la société avec les conditions qu'on vous offre», plaide Me Rachel Gagnon.

Confiance

Le propriétaire de garage chez qui Lefebvre travaille comme homme à tout faire depuis deux ans est venu du Nouveau-Brunswick pour dire que, même au courant du passé criminel de son employé, il lui faisait confiance. Il n'hésitait même pas à lui faire garder ses deux filles de 13 et 15 ans.

Le juge Gilles Charest a estimé qu'avec des garanties, Jean-Guy Lefebvre pouvait être remis en liberté durant les procédures.

L'accusé a dû s'engager pour 3000 $ et son employeur a dû déposer 2000 $. Lefebvre ne pourra se trouver dans le district judiciaire de Québec et devra observer un couvre-feu. Il lui sera interdit de fréquenter des mineurs, sauf avec des adultes au courant de ses antécédents.

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