Collision mortelle sur Laurentienne: la policière ne répondait pas à un appel d'urgence

Une autopatrouille a été impliquée dans un accident... (Photothèque Le Soleil)

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Une autopatrouille a été impliquée dans un accident causant la mort d'un motocycliste de 38 ans le 10 septembre, sur l'autoroute Laurentienne.

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(Québec) La policière de Québec au volant d'une autopatrouille impliquée dans l'accident qui a causé la mort d'un motocycliste de 38 ans le jeudi 10 septembre sur l'autoroute Laurentienne ne répondait pas à un appel d'urgence.

Lundi soir, des spécialistes de la Sûreté du Québec ont profité d'une fermeture temporaire de l'autoroute pour des travaux de resurfaçage, à la hauteur des sorties George-Muir et de la Faune, afin de reconstituer la collision qui a coûté la vie à Jessy Drolet, de Sainte-Brigitte-des-Saults, près de Drummondville.

L'impact fatal s'est produit vers 23h dans une zone de travaux pilotés par le ministère des Transports. La circulation y est déviée côté sud dans les voies en sens inverse. Les premières observations laissent croire que la policière, qui circulait en direction nord, effectuait, selon toute vraisemblance, une manoeuvre de demi-tour ou voulait prendre la sortie George-Muir, direction sud.

Au même moment, M. Drolet circulait en direction sud. Il n'a pu éviter l'autopatrouille, malgré une tentative de freinage, qui a d'ailleurs laissé une trace apparente sur la chaussée. Il a percuté de plein fouet la portière de l'autopatrouille, côté passager.

Depuis la collision, tous se demandaient si la conductrice et le collègue qui l'accompagnait répondaient à un appel d'urgence. «Non», a confirmé, mercredi, Martine Asselin, sergente aux communications à la Sûreté du Québec.

Une question importante considérant que l'article 378 du Code de la sécurité routière «permet au conducteur d'un véhicule d'urgence d'enfreindre certaines dispositions prévues au Code de la sécurité routière lorsque les feux clignotants ou pivotants ou les avertisseurs sonores ou un dispositif de changement des signaux lumineux dont est muni le véhicule d'urgence sont en fonction et que les circonstances l'exigent».

Gyrophares?

En de telles circonstances, le conducteur peut enfreindre les règles de limite de vitesse, d'arrêt aux feux rouges et aux arrêts obligatoires, d'interdiction de faire des zigzags et celles entourant les virages et les dépassements. Pour toute autre intervention non urgente, les policiers doivent suivre le Code de la sécurité routière.

Même si les policiers ne répondaient pas à un appel d'urgence, ils auraient pu actionner les gyrophares. Une information que ne possédait pas Mme Asselin. 

Les policiers du Service de police de la Ville de Québec impliqués ont tous deux une dizaine d'années d'expérience. Ils n'ont subi que des blessures mineures.

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