Un geste violent sème un doute sur la sécurité à l'Aéroport de Québec

Un agent fédéral a été victime de voies... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Un agent fédéral a été victime de voies de fait, lundi, à l'aéroport de Québec, près de la zone réservée aux taxis. Il a reçu un coup de poing au visage d'un voyageur qui a pu quitter les lieux sans être interpellé par les agents qui ont été appelés à intervenir.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Un voyageur, arrivé à l'Aéroport de Québec lundi, a commis des voies de fait sur un agent fédéral et a pu prendre la fuite sans être embêté par les agents de sécurité sur place. Pour un témoin de la scène, l'événement soulève des questions quant à l'efficacité des mesures mises en place pour assurer la sécurité des passagers.

Il était environ 17h45 lorsque le voyageur fautif, qui débarquait d'un vol domestique, a commis son geste. L'individu sortait alors de l'aérogare et se dirigeait vers une automobile qui l'attendait. Une répartitrice des taxis a interpellé la conductrice du véhicule qui était stationnée dans une zone réservée aux taxis. Le voyageur, visiblement agité, raconte un témoin qui préfère garder l'anonymat, lui aurait alors répondu : «Toi, mon ostie de salope, ferme ta gueule.»

Le porte-parole de l'aéroport, Mathieu Claise, confirme que l'homme est devenu agressif et qu'il a tenu des propos offensants. Au même instant, un agent de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) serait intervenu auprès de l'individu, le priant de demeurer poli avec la répartitrice. Le suspect dans cette affaire aurait alors asséné un coup de poing au visage du représentant fédéral.

Un premier agent de la sûreté aéroportuaire serait alors arrivé rapidement sur les lieux. Un second agent se serait présenté à bord d'un véhicule identifié au moment où le suspect prenait la fuite à toute vitesse à bord du véhicule, rapporte M. Claise.

Version différente

À ce chapitre de l'histoire, la version du témoin à qui Le Soleil a parlé diffère légèrement. Premièrement, plusieurs agents seraient intervenus, plus que deux. Avant de prendre la fuite, l'individu se serait mis les mains derrière le dos en narguant les agents : «Arrêtez-moi».

Au grand étonnement du témoin, personne n'a réagi. L'assaillant a donc filé à toute vitesse à bord du véhicule qui l'attendait. Un appel au 9-1-1 a été fait et la police de Québec est arrivée à l'aéroport... trois heures plus tard pour prendre la plainte de voies de fait. La police confirme d'ailleurs qu'une enquête est ouverte.

Aujourd'hui, ce témoin remet en question l'efficacité des mesures de sécurité. Par exemple, pourquoi aucun agent armé ne patrouille les terrains de l'aéroport? Lundi, c'était un simple - mais combien douloureux - coup de poing. Et s'il survenait quelque chose de plus grave?

Catégories d'aéroports

M. Claise explique que les agents de la sûreté aéroportuaire n'ont aucun pouvoir d'arrestation. Ils sont là pour faire respecter les règlements de l'aéroport. Seuls les aéroports de catégorie 1 ont l'obligation de posséder leur propre corps policier, par exemple celui de Montréal.

Transports Canada catégorise les aéroports selon plusieurs paramètres, comme le volume d'affaires et le nombre de passagers. «Dans le cas de l'Aéroport Jean-Lesage, nous sommes à la limite de changer de catégorie», souligne le porte-parole.

Pour l'instant, l'aéroport a signé une entente avec la police de Québec qui assure la sécurité des lieux par des patrouilles régulières, assure M. Claise.

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