La mère d'un trafiquant poursuit neuf policiers

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Le palais de justice de Québec

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) La mère d'un trafiquant de pot poursuit les neuf policiers de Québec qui ont procédé à l'arrestation de membres de sa famille, leur reprochant d'avoir utilisé une force excessive et de l'avoir humiliée.

Marlène Bertani, 54 ans, voit son fils revenir à la maison, tard en soirée le 17 septembre 2012, avec deux amis et quatre plants de pot. Elle apprendra plus tard que les plants de marijuana avaient été volés.

Quelques minutes plus tard, les policiers débarquent à l'appartement de la rue Sapinière-Dorion à Québec. Ils ont l'information qu'une introduction par effraction vient de survenir.

Le mari de Marlène Bertani les reçoit avec une arbalète non chargée.

Neuf policiers pénètrent dans l'appartement pour y arrêter les cinq occupants. Une véritable foire d'empoigne éclate.

Marlène Bertani affirme avoir reçu un violent coup de matraque au bas du dos puis sur les fesses. «Quelques instants plus tard, le vacarme cesse à un point tel que la demanderesse a cru que tout le monde avait été tué», peut-on lire dans la requête.

Marlène Bertani allègue avoir été agrippée par les cheveux par un agent et avoir reçu un coup au visage.

Traitée de «B.S.»

La dame a ensuite été menottée et affirme qu'un policier a baissé son pantalon de pyjama. Elle aurait été traitée de «maudite cochonne» et de «B.S.». Elle a quitté son appartement sans ses souliers, direction la centrale de police.

Le lendemain, elle a été accusée de complot pour trafic de stupéfiants en même temps que son fils et son mari, qui avait, lui, fait face en outre à des accusations de voies de fait sur des policiers.

Les accusations contre Marlène Bertani ont été retirées en 2014 dans le cadre d'un règlement où le fils et le mari plaidaient coupable.

La femme allègue que depuis l'arrestation, elle a développé une grande peur des agents de la paix et a perdu toute confiance envers le service de police de la Ville de Québec.

Elle poursuit la Ville et les neuf agents pour près de 140 000 $, dont 50 000 $ de dommages exemplaires.

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