Le procureur Jean-Roch Parent coupable de harcèlement

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(Québec) Le procureur de la Couronne Me Jean-Roch Parent a plaidé coupable mardi à l'accusation d'avoir harcelé son ex-conjointe ainsi que le nouveau compagnon de celle-ci. Il a aussi reconnu avoir brisé trois conditions de remise en liberté.

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Le procureur de la Couronne Jean-Roch Parent

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Détenu pour une troisième fois cet été, Jean-Roch Parent, 38 ans, avait confié le mandat à son avocat Me Alexandre Tardif de négocier un règlement global avec la Couronne fédérale.

Envahi par les larmes, dans une salle d'audience qu'il connaît bien, Jean-Roch Parent a reconnu avoir eu, durant huit mois, un comportement qui constituait du harcèlement criminel à l'endroit de son ex-conjointe, avec qui il a un fils, ainsi qu'à l'endroit du nouveau compagnon de celle-ci. Il a aussi admis avoir brisé trois conditions de sa remise en liberté imposées par la Cour du Québec, à savoir ne pas communiquer ou suivre les plaignants.

La procureure de la Couronne Me Geneviève De Passillé a consenti à ce que Jean-Roch Parent puisse reprendre sa liberté en attendant sa peine, mais sous de sévères conditions.

En plus de déposer 2000$, il devra demeurer chez sa mère, observer un couvre-feu, s'abstenir de boire de l'alcool et rester loin de son ex-conjointe et de son entourage. Pour s'assurer du respect de cette dernière condition, la juge Guylaine Tremblay, venue du district de Trois-Rivières, a interdit à l'accusé de se trouver dans un quadrilatère autour du domicile de la plaignante.

Si l'émotion avait pris le dessus au début de l'audience, Parent a vite retrouvé son attitude frondeuse connue des habitués du palais. «Je reconnais ne pas avoir respecté des conditions d'engagement à la Cour du Québec, mais je continue de penser que la Cour supérieure me permettait de faire ce que j'ai fait, a-t-il insisté, en faisant référence à une décision sur la garde de son fils. Pour moi, j'ai toujours agi dans l'intérêt de mes enfants et selon la loi.»

Il a repris le micro pour remercier son avocat. «Je suis content qu'il ait réussi à me faire sortir aujourd'hui parce que c'est tout ce qui comptait pour moi.»

Un rapport pré-décisionnel sera rédigé avant les représentations sur la peine, fixées au 2 novembre.

L'employeur de Jean-Roch Parent, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) n'était pas en mesure mardi de dire quel serait le sort de son procureur, suspendu avec solde depuis juin.

«Nous allons prendre le temps d'analyser cette situation et prendre la décision qui s'impose», a indiqué le porte-parole, Me Jean-Pascal Boucher.

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