Début du procès de Bruce Carson, un ex-conseiller de Stephen Harper

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M. Carson, qui a travaillé plusieurs décennies dans le milieu politique, est accusé de trafic d'influence en lien avec la vente prévue de systèmes de purification d'eau dans des réserves autochtones par l'entreprise pour laquelle travaillait sa fiancée d'autrefois, Michele MacPherson.

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Terry Pedwell
La Presse Canadienne
Ottawa

La campagne conservatrice devra jongler avec une nouvelle distraction judiciaire alors que s'ouvrira lundi, à Ottawa, le procès de Bruce Carson, un ancien conseiller du premier ministre Stephen Harper.

M. Carson, qui a travaillé plusieurs décennies dans le milieu politique, est accusé de trafic d'influence en lien avec la vente prévue de systèmes de purification d'eau dans des réserves autochtones par l'entreprise pour laquelle travaillait sa fiancée d'autrefois, Michele MacPherson.

Il aurait ordonné à ce que 20 pour cent de tous les revenus obtenus grâce à la vente de système de filtration d'eau à des communautés des Premières Nations soient remis à Mme MacPherson.

L'ex-conseiller de Stephen Harper, qui travaillait déjà à ses côtés quand ce dernier siégeait dans l'opposition, fait aussi face à trois chefs d'accusation de lobbying illégal. Ceux-ci devraient être portés plus tard devant les tribunaux, probablement au début de l'année prochaine.

L'accusé a nié tout geste illégal et a plaidé non coupable à tous les chefs d'accusation. Aucune des allégations contre lui n'a été prouvée en cour.

L'avocat de Bruce Carson, Patrick McCann, a déclaré que le procès, qui a déjà été reporté à cause des problèmes de santé de l'accusé, avait été raccourci à une journée au lieu des six prévues.

Une entente a été conclue avec la Couronne pour que le procès soit axé sur des témoignages obtenus lors de l'enquête préliminaire. Les documents sont déjà entre les mains du juge.

L'affaire Carson suit de près le procès du sénateur Mike Duffy, qui a forcé les conservateurs à s'écarter de leur message électoral durant environ deux semaines en août. Toutefois, selon Me McCann, les procédures n'attireront pas la même attention médiatique que celui de M. Duffy. «Je suis sûr qu'il y aura quelques caméras dans les parages», a-t-il reconnu.

Les conservateurs ont déjà signalé que ces allégations ont été révélées après que M. Carson eût quitté le Bureau du premier ministre. C'est d'ailleurs le cabinet de Stephen Harper qui a averti Gendarmerie royale du Canada au sujet de M. Carson, en lien avec les allégations d'une enquête effectuée par le Réseau de télévision des peuples autochtones (APTN).

Par la suite, il a été dévoilé que Bruce Carson avait un dossier criminel et qu'il avait été radié du Barreau du Haut-Canada - ce qu'il avait tout de même mentionné au moment d'être embauché par le Bureau du premier ministre. Les nouvelles ont suscité des questions de la part des partis d'opposition à savoir si le Bureau effectuait une vérification de sécurité adéquate des membres de son personnel.

L'affaire Carson est la plus récente d'une série d'accusations contre du personnel nommé par les conservateurs et leur chef. L'ancien secrétaire parlementaire de M. Harper, Dean Del Mastro, a été condamné pour fraude électorale. L'ancien politicien, qui est derrière les barreaux, porte sa condamnation en appel.

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