Conduite d'urgence imprudente: un policier de Québec blâmé

Selon le lieutenant Jean-François Vézina de la police... (Photothèque Le Soleil)

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Selon le lieutenant Jean-François Vézina de la police de Québec, l'accident serait survenu vers 17h30 alors que le camion s'apprêtait à sortir du stationnement d'une pharmacie et qu'il empiétait sur le trottoir.

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(Québec) Un policier a beau être animé des meilleures intentions en répondant à un appel d'urgence, cela ne le dispense pas d'adopter une conduite prudente, rappelle le Comité de déontologie policière dans une décision rendue contre un sergent du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Selon le Comité, le sergent Jean Caron n'a pas utilisé son véhicule d'urgence avec prudence et discernement le matin du 12 janvier 2013, alors qu'il se rendait prêter main-forte à deux patrouilleurs qui avaient maille à partir avec un individu souffrant de sérieux problèmes de santé mentale.

Posté en Haute-Saint-Charles, le sergent Caron a traversé plusieurs intersections au feu rouge afin d'arriver le plus rapidement possible sur le boulevard de l'Ormière, où le suspect déambulait torse nu et pointait les véhicules comme s'il tenait une arme.

Sauf que le policier ne s'est jamais rendu. Il a heurté violemment un véhicule à l'intersection des boulevards Johnny-Parent et Robert-Bourassa, blessant grièvement son conducteur.

À 93 km/h

Au moment de la collision, le sergent Caron roulait à 93 km/h dans une zone de 50 km/h. Comme il avait appliqué les freins à moins de 2,5 secondes de l'impact, sa vitesse était donc supérieure à 93 km/h, voire à 100 km/h, à l'approche de l'intersection, calcule le Comité.

«La conduite en situation d'urgence permet de déroger à certaines dispositions du Code de sécurité routière, mais ne suspend pas, il va de soi, les mesures de prudence qui éviteront de compromettre la sécurité des autres automobilistes», écrit le Comité, rappelant qu'en situation d'urgence, «le passage sur un feu rouge exige un arrêt ou doit être fait à une vitesse qui permet l'arrêt dans un temps approprié».

Le matin du 12 janvier 2013, il tombait de la bruine verglaçante, susceptible de produire de la glace noire, qui diminue l'adhérence lors du freinage, rappelle le Comité, selon qui le sergent Caron n'a pas adapté sa vitesse à cette condition. «Bien que convaincu que l'intimé, animé des meilleures intentions, voulait venir en assistance à ses agents le plus rapidement possible, le Comité retient qu'il a, ce jour-là, adopté une conduite imprudente.»

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