L'ex-pdg des hippodromes se reconnaît coupable d'abus de confiance

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Le palais de justice de Québec

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(Québec) L'ex-pdg des hippodromes de Montréal, Québec et Trois-Rivières Jacques Brulotte s'est reconnu coupable d'abus de confiance; il a touché plus de 75 000$ en bonis auxquels il n'avait pas droit.

À la fin de 2006, le vérificateur général du Québec Renaud Lachance publiait un rapport dévastateur pour la Société nationale du cheval de course (SONACC), qualifiant certaines pratiques de «douteuses et inacceptables». La SONACC rendait tellement peu de comptes au gouvernement que plusieurs de ses dirigeants ont décidé que c'était «un bar ouvert», commentait M. Lachance.

Le gouvernement québécois a alloué des sommes importantes pour tenter - en vain - de relancer cette industrie déficitaire. Selon le résumé de preuve de la Couronne, la SONACC et ses filiales ont obtenu près de 260 millions de dollars à cet effet en plus des revenus des opérations.

La Sûreté du Québec a entamé son enquête dans la foulée du rapport du VG. Des accusations de fraude et abus de confiance ont été déposées en 2009 contre Jacques Brulotte, cadre du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ) prêté à la SONACC entre 1995 et 2003 pour agir comme président.

Jacques Brulotte a aussi oeuvré comme directeur général des hippodromes de Montréal, Québec et Trois-Rivières.

Alors que son procès devait finalement débuter lundi prochain, Jacques Brulotte a choisi vendredi de plaider coupable à une accusation d'abus de confiance en tant que fonctionnaire.

La Couronne reproche à Jacques Brulotte d'avoir, entre 1997 et la fin de 2002, touché un boni de la SONACC s'élevant au total à 76 500$ après impôt.

Étant un fonctionnaire du MAPAQ, Jacques Brulotte n'avait pas le droit d'obtenir aucune rémunération en plus de son traitement régulier, sans une autorisation préalable du Conseil du trésor. Il a obtenu cette permission et a vu son salaire augmenté de 20 000$ pour la durée de son mandat en raison de la complexité de ses fonctions à la SONACC.

Il a toutefois également touché des bonis de rendement octroyés à chaque année par le conseil d'administration de la SONACC.

«J'aurais dû le savoir que je ne pouvais pas avoir cette somme-là, a répondu Jacques Brulotte à la juge Johanne Roy de la Cour du Québec. J'ai fait preuve d'aveuglement volontaire et c'est une négligence de ma part de ne pas avoir été au courant.»

Les parties ont demandé la confection d'un rapport pré-décisionnel et feront leurs remarques sur la peine le 23 novembre.

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