L'avocat de la bâtonnière poursuit son offensive

La bâtonnière Lu Chan Khuong a été suspendue... (ARCHIVES LA PRESSE)

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La bâtonnière Lu Chan Khuong a été suspendue de ses fonctions le 1er juillet après la publication d'un reportage de La Presse sur le fait qu'elle avait bénéficié du programme de non-judiciarisation pour une plainte de vol à l'étalage.

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(Québec) L'avocat de la bâtonnière Lu Chan Khuong poursuit son offensive et veut maintenant rendre l'avocat du Barreau inhabile à représenter l'ordre professionnel dans cet épineux dossier.

Un autre épisode de la guerre juridique entre la bâtonnière suspendue et le Barreau s'est déroulé mercredi au palais de justice de Québec, sous les yeux parfois exaspérés du juge Marc Paradis de la Cour supérieure.

Normalement, les parties devaient se retrouver pour débattre de la requête présentée par le Barreau pour obtenir tous les éléments de preuve de la Maison Simons, vidéo comprise, sur la plainte de vol à l'étalage impliquant la bâtonnière en avril 2014 ainsi que les éléments concernant un second événement antérieur à celui de Laval.

En l'absence de la bâtonnière, Me Jean-François Bertrand a annoncé qu'il s'opposerait «bec et ongles» à cette requête qui vise à verser au dossier des faits qui, selon lui, n'ont aucune pertinence avec la suspension de sa cliente.

En raison d'une erreur d'aiguillage, cette requête a dû être reportée.

Les parties n'allaient toutefois pas se priver d'une occasion d'en découdre. Le débat a donc quitté la grande salle de répartition des causes civiles pour se retrouver devant le juge Marc Paradis.

Après s'être lancées des articles du Code de procédure civile de part et d'autre de la salle, les parties ont convenu que l'avocat de la bâtonnière aurait le droit d'interroger l'avocat du Barreau, Me Raymond Doray, sur des allégations de sa requête pour obtenir la preuve de Simons.

Me Doray a répété ce qu'il avait indiqué aux journalistes la semaine passée, à savoir que la Maison Simons détenait un dossier pour l'événement du 17 avril 2014 au Carrefour Laval et un dossier pour un événement similaire, survenu antérieurement, qui impliquerait aussi la bâtonnière. Me Doray avait indiqué devant les médias que cet événement serait survenu à Place Ste-Foy.

Très irrité par les déclarations de l'avocat du Barreau devant la presse, Me Jean-François Bertrand a indiqué qu'il allait présenter une requête pour faire déclarer Me Raymond Doray inhabile à travailler dans cette cause. «En tant que représentant des administrateurs du Barreau, il a participé à la mauvaise foi alléguée, affirme Me Bertrand. On a sorti sur la place publique des éléments qui relèvent de la vie privée et on essaye de faire une commission royale d'enquête avec ma cliente!»

Par ailleurs, la Cour supérieure n'a pas encore tranché sur la requête de la bâtonnière qui demande à être réintégrée immédiatement dans ses fonctions. Elle a été suspendue de ses fonctions le 1er juillet après la publication d'un reportage dans La Presse sur le fait qu'elle avait bénéficié du programme de non-judiciarisation pour une plainte de vol à l'étalage.

L'audition pour la requête de la bâtonnière visant à faire annuler sa suspension est fixée au 5 octobre.

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