Un cyberpédophile débusqué par un technicien de Bureau en Gros

Le cyberpédophile Christian Blackburn a été condamné à six... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Le cyberpédophile Christian Blackburn a été condamné à six mois de prison, mardi, au palais de justice de Québec.

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(Québec) Collectionneur de vidéos inspirant «dégoût et répugnance», un cyberpédophile de 67 ans purgera six mois de prison.

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Le cyberpédophile Christian Blackburn

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Christian Blackburn, 67 ans, de Québec, s'est fait coincer en 2011 lorsqu'il a amené son ordinateur défectueux chez Bureau en Gros. Le technicien n'a pas eu à chercher bien loin pour trouver des vidéos si explicites qu'il a alerté aussitôt les policiers.

L'analyse de l'ordinateur de Blackburn allait révéler que, grâce à un logiciel de partage, ce dernier avait téléchargé et rendu accessible 50 vidéos de pornographie juvénile.

«La seule description des vidéos faites par les enquêteurs suffit à provoquer le dégoût et la répugnance sans même visionner une seule image», a résumé le juge Jean-Louis Lemay, en rendant sa décision sur la peine.

Par exemple, sur un des vidéos, on peut voir l'homme se livrant à une mise en scène sexuelle et se masturbant à côté d'une fillette de moins de deux ans.

Christian Blackburn a plaidé coupable en décembre à de la possession et de la distribution de pornographie juvénile.

Lors de sa première rencontre avec l'agent de probation chargé d'écrire le rapport pour éclairer le juge sur la peine à imposer, Blackburn a affirmé qu'il avait involontairement téléchargé des vidéos de pornographie juvénile en voulant accéder à de la musique.

Par la suite, il a soutenu qu'il avait été poussé par la simple curiosité. Finalement, il se montre aujourd'hui ouvert à suivre une thérapie. Il y sera d'ailleurs obligé dans le cadre d'une probation de trois ans.

Même si elle est moins grave que la production, la possession de pornographie juvénile doit être sévèrement réprimée, a dit le juge Lemay. Le magistrat a d'ailleurs fait siens les propos de la Cour suprême qui écrivait en 2001 dans l'arrêt Sharpe, une décision phare en la matière, qu'«en banalisant l'abominable et en apaisant la conscience, l'exposition à la pornographie juvénile peut faire paraître normal ce qui est anormal, et acceptable ce qui est immoral.»

Une «reprise audio» pour démêler le vrai du faux

Les arbitres au hockey ont les reprises vidéo; les juges, eux, ont accès presque en direct à tous les enregistrements des audiences des tribunaux à travers la province. Ce qui est parfois bien utile pour démêler le vrai du faux. Voyant mardi que l'accusé Blackburn ne reconnaissait pas une de ses condamnations passées, le juge Jean-Louis Lemay a interrompu l'audience, disant qu'il allait effectuer une vérification.

Le magistrat est revenu une demi-heure plus tard et a demandé à la greffière de faire entendre à tous une séance enregistrée au palais de justice de Sept-Îles en janvier 2006. On a pu entendre clairement le juge Michel Parent condamner Christian Blackburn à une peine de 90 jours à purger de façon discontinue pour une conduite durant interdiction. Débat clos.

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