Le vendeur de lunettes militaires en appel

Roch Guimont lors de son arrestation... (Photothèque Le Soleil)

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Roch Guimont lors de son arrestation

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(Québec) Roch Guimont et sa mère, coupables d'avoir vendu des lunettes de vision nocturne réservées aux militaires, portent leur verdict en appel, soutenant notamment qu'ils ignoraient l'existence de lois canadiennes régissant ces biens.

La saga qui oppose les Guimont mère et fils au gouvernement fédéral depuis cinq ans risque de se prolonger.

Le fiston de 40 ans et sa mère âgée de 67 ans ont été reconnus coupables par un jury le 10 juillet d'avoir possédé des lunettes de vision nocturne de troisième génération et d'en avoir vendu quatre exemplaires sur eBay à des clients en Allemagne, en Russie, en Thaïlande et en Nouvelle-Zélande.

Le juge Louis Dionne de la Cour supérieure les a condamnés à des peines de 10 mois pour Roch et cinq mois pour Constance Guimont à purger dans la collectivité. Le magistrat avait insisté sur le fait que ces lunettes, munies d'un tube intensificateur d'images, donnent un avantage stratégique majeur à l'armée américaine. C'est pour cette raison que leur possession et leur exportation sont strictement contrôlées, ajoutait-il.

Dans leur avis d'appel, déposé le 5 août, la mère et le fils, qui se représentent seuls depuis le début des procédures, allèguent que le juge du procès a additionné les erreurs au point où, selon eux, le jugement doit être infirmé.

Les Guimont affirment notamment n'avoir pas eu droit à une défense pleine et entière car le juge a refusé de permettre devant le jury le témoignage du Dr Pierre Mailloux, témoin-expert pour la défense. Selon eux, le juge aurait aussi dû leur permettre de déposer en preuve des sites Web et des soumissions de compagnies canadiennes qui vendent au grand public, sans permis ou autorisation, des intensificateurs d'image de troisième génération. Les accusés soutiennent que ces preuves viennent démontrer que les intensificateurs d'image en leur possession n'étaient pas spécialement conçus pour usage militaire.

«Bien que les intensificateurs d'image de génération 3 des appelants aient été fabriqués en vertu de contrats militaires américains et vendus aux appelants en tant que surplus militaire, ces appareils n'avaient rien de spécialement conçu pour usage militaire puisque tous les civils américains et canadiens peuvent s'en procurer en vente libre», allèguent-ils.

La mère et le fils affirment de plus avoir été de bonne foi et n'avoir eu aucune raison de soupçonner l'existence de lois au Canada concernant les lunettes de vision nocturne. Selon eux, aucun représentant des forces de l'ordre ne les avait avisés lors d'une première perquisition, en décembre 2008.

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