De l'héroïne livrée à Québec... par bus

Les trafiquants, au lieu de se déplacer chaque...

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Les trafiquants, au lieu de se déplacer chaque fois entre Montréal, leur source d'approvisionnement, et Québec, utilisaient le service de messagerie ExpédiBus.

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(Québec) Les trafiquants ne manquent pas d'imagination pour faire du commerce sans attirer l'attention. Ils vont même jusqu'à s'envoyer des colis d'héroïne... par autobus.

Le projet Garrocher de la police de Québec est passé plutôt inaperçu en avril 2014. Pourtant, c'était la première fois que les enquêteurs réussissaient à démanteler dans la capitale un réseau de trafic d'héroïne très structuré.

Pour réussir, les policiers ont utilisé des moyens d'enquête que n'aurait pas reniés un bon scénariste de Hollywood.

Comme l'a relaté à la cour la procureure de la Couronne Me Sandra Rioux, la police a d'abord tenté d'infiltrer le réseau avec des moyens traditionnels, en envoyant un agent en civil jouer les clients. Comme le petit groupe de consommateurs d'héroïne est tissé très serré à Québec, les agents doubles, inconnus des vendeurs, ont échoué.

Des mandats d'écoute électronique ont finalement permis aux policiers de découvrir le fonctionnement du réseau.

Ils ont appris notamment que les trafiquants, au lieu de se déplacer chaque fois entre Montréal, leur source d'approvisionnement, et Québec, utilisaient le service de messagerie ExpédiBus.

Pour prouver le trafic d'héroïne, les policiers ont réussi à intercepter des colis sortis des coffres de l'autobus, les ont pesés et ont pris des échantillons de drogue. Avant de tout réemballer soigneusement afin de ne pas éveiller les soupçons des trafiquants.

Depuis la frappe policière, au moins la moitié des 16 accusés ont plaidé coupable et reçu des peines costaudes, allant parfois jusqu'à sept ans et demi de prison. La nature de la drogue trafiquée, qui cause une dépendance extrêmement rapide, commande des peines exemplaires, a insisté Me Rioux.

C'était le tour lundi de Philippe Mourey, 35 ans, de reconnaître sa culpabilité à des accusations de trafic, complot et possession dans le but de trafic d'héroïne.

Mourey avait notamment reçu huit paquets d'héroïne par ExpédiBus.

L'homme, qui n'avait qu'un antécédent judiciaire de conduite avec les capacités affaiblies, était aux prises avec un grave problème de consommation d'héroïne, a expliqué son avocat, Me Jean-Philippe Grenier. «Il revient de loin», a souligné Me Grenier, à propos de son client, ancien propriétaire d'une entreprise de câblage optique.

Les parties se sont entendues pour suggérer une peine de détention de six ans et demi. La juge Hélène Bouillon rendra sa décision sur la peine le 9 octobre.

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