Saint-Tite-des-Caps: dynamitages débutés malgré les protestataires

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La municipalité de Saint-Tite-des-Caps

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Quelques citoyens, politiciens et militants ont occupé lundi durant près de trois heures une portion du sentier des Caps de Charlevoix situé à l'intérieur du périmètre de sécurité de la nouvelle carrière des Entreprises Jacques Dufour et Fils afin d'en empêcher le début de l'exploitation. Les dynamitages ont toutefois débuté en fin d'après-midi après que les protestataires eurent quitté les lieux à la demande de la police.

«La police est venue sur place et a menacé de nous imposer des amendes. Après une heure de discussions, on a finalement décidé de quitter vers 16h15. Immédiatement après notre départ, la compagnie a commencé ses dynamitages», explique le maire de Saint-Tite-des-Caps, Magella Pichette, qui faisait partie de la quarantaine de manifestants.

Maintenant appuyées par la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine, les municipalités de Saint-Tite-des-Caps, Petite-Rivière-Saint-François et la MRC de la Côte-de-Beaupré s'opposent depuis plusieurs mois au projet de carrière dans ce secteur.

Ingérable

«Il y a dans le périmètre de sécurité de la carrière une zone d'environ 400 mètres du sentier qui est l'un des plus beaux en Amérique du Nord et qui est fréquenté par 14 000 randonneurs par année. On demande d'évacuer ce secteur quand il y a des dynamitages, c'est-à-dire une fois aux deux semaines», explique Dominique Bernier, porte-parole de la Coalition.

Le problème viendrait entre autres du fait qu'il s'agisse d'un sentier de 52 km pour la randonnée de longue durée avec camping sauvage. «C'est ingérable car il est impossible de savoir en tout temps où se situe chaque randonneur», poursuit-elle en mentionnant également les enjeux d'accès, d'environnement et d'eau potable, puisque le lac Saint-Tite qui sert de réserve d'eau à la municipalité de Beaupré, est également dans le périmètre.

Pouvoir discrétionnaire

«Nous croyons fermement que le ministère de l'Environnement doit utiliser son pouvoir discrétionnaire pour faire relocaliser la carrière. Le promoteur serait même ouvert à être relocalisé hors de la zone récréotouristique», prétend Mme Bernier.

De son côté, Magella Pichette souligne qu'un avocat a été embauché pour poursuivre le combat. «Le propriétaire refuse de donner les plans de la carrière et les détails des certificats d'autorisation délivrés par le ministère. Nous les demandons depuis juillet en vertu de la Loi d'accès à l'information, mais nous ne les avons toujours pas entre les mains.»

Le maire indique toutefois en avoir davantage contre le gouvernement du Québec que contre l'entreprise qui exploite la carrière. «C'est le gouvernement que nous blâmons de leur avoir donné un permis pour 5000 $ par année pendant 10 ans, et renouvelable à part ça», conclut-il.

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