Procès de Mike Duffy: Nigel Wright dit que la Bible a guidé ses actions

Il s'agit de la deuxième journée du témoignage... (La Presse Canadienne, Justin Tang)

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Il s'agit de la deuxième journée du témoignage de Nigel Wright, l'ancien chef de cabinet du premier ministre, qui a pris l'avion de Londres pour venir raconter sa version des faits au procès qui se déroule à Ottawa.

La Presse Canadienne, Justin Tang

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Kristy Kirkup
La Presse Canadienne
Ottawa

L'avocat de Mike Duffy, Donald Bayne, s'est attaqué à Nigel Wright en le contre-interrogeant de façon serrée jeudi, suggérant que l'ancien chef de cabinet du premier ministre avait mis sur pied un «scénario délibérément trompeur» pour les Canadiens.

Me Bayne a assailli M. Wright de questions toute la matinée, maintenant qu'un «stratagème» avait été orchestré au bureau du premier ministre pour pousser le sénateur Mike Duffy à rembourser ses dépenses indûment réclamées.

L'avocat de M. Duffy a dit que son client croyait que ses dépenses étaient justifiées.

«Je croyais qu'il était préférable, vraiment préférable pour le sénateur Duffy que les gens croient qu'il avait remboursé», a dit M. Wright en cour.

«Vous pouviez prendre cette décision pour lui, même s'il ne voulait pas prendre part à cela?», a demandé Me Bayne.

«Je n'ai pas pris cette décision pour lui», a répliqué M. Wright. «Je croyais que la chose importante était que les dépenses soient (...) remboursées».

Lors d'un arrêt de sa campagne électorale jeudi à Regina, Stephen Harper a maintenu qu'il était aussi préoccupé par l'utilisation des fonds publics.

«Comme je l'ai déjà dit, quand cela est venu à mon attention, ma préoccupation dans toute cette affaire était que M. Duffy avait fait un usage des fonds publics d'une façon qui ne pouvait être justifiée», a dit M. Harper.

«Qu'il ait respecté ou non les règles, il avait fait des réclamations de dépenses qui n'étaient pas de réelles dépenses et j'ai dit à de multiples reprises que je ne pouvais justifier de payer pour des dépenses qui n'avaient pas réellement été engagées.»

M. Harper a déclaré qu'il s'était alors fait dire que M. Duffy allait rembourser ces dépenses et qu'il allait «expliquer sa version de l'histoire à ce sujet».

«Et, à ma connaissance, c'était exactement ce qu'il a fait jusqu'à ce que je découvre que ce n'était pas le cas.»

Plus tôt jeudi, Nigel Wright a déclaré qu'il tentait de faire «une bonne action» lorsqu'il a fait part en privé, au directeur de la gestion des enjeux du premier ministre, de sa décision de donner 90 000 $ à Mike Duffy.

M. Wright, un homme profondément religieux, a dit jeudi à la cour au procès du sénateur Duffy qu'il suivait les conseils d'un passage de la Bible qui suggère la «droiture morale», mais qui avise de ne pas le faire devant les autres pour s'autoglorifier.

«C'est en quelque sorte Matthieu 6, non?», a-t-il dit à la cour, citant les Saintes Écritures. «Vous devez faire ce genre de choses discrètement et "vous assurer que votre main gauche ne sache pas ce que votre main droite fait".»

Il s'agit de la deuxième journée du témoignage de l'ancien chef de cabinet du premier ministre, qui a pris l'avion de Londres pour venir raconter sa version des faits au procès qui se déroule à Ottawa.

M. Wright a déclaré qu'il avait décidé de donner l'argent à M. Duffy «un jour ou deux» après que le sénateur conservateur Irving Gerstein eut indiqué que le plan original - qui prévoyait que le parti rembourse les dépenses discutables du sénateur, alors que tous croyaient que le total était de 32 000 $ - ne tenait plus maintenant que la facture avait presque triplé.

«J'en suis venu à cette décision, je crois, un jour ou deux après que j'aie compris que le fonds conservateur ne paierait pas», a raconté M. Wright.

Il a précisé qu'il se devait de dire à Chris Woodcock, directeur de la gestion des enjeux au bureau du premier ministre, d'où l'argent venait réellement.

«Comme directeur des enjeux, Chris était responsable d'une équipe qui participerait à la préparation des réponses aux questions et aux demandes d'information que nous pourrions recevoir, principalement des médias», a-t-il dit.

«Je pensais que Chris avait besoin de savoir cette information juste au cas où il pourrait approuver une réponse sur quelque chose qui pourrait être faux parce qu'il ne savait pas que c'était un fait.»

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