Un gardien payé en drogue coupable d'avoir secoué un bébé

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La juge Christine Gosselin a considéré que la suggestion de peine des parties, soit 34 mois de prison, était à la limite du raisonnable. Selon la jurisprudence, certains auteurs de voies de fait graves peuvent se mériter plusieurs années de détention.

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(Québec) Un jeune homme de Disraeli écope d'une peine de 34 mois de prison pour avoir secoué le poupon qu'il avait accepté de garder... en échange de drogue.

Au printemps 2014, Jean Poirier-Perreault, 20 ans, a quitté l'école et ne travaille pas. Désoeuvré, il passe l'essentiel de ses journées à consommer de la drogue.

Il rencontre une femme de 24 ans de Thetford Mines qui l'initie à la métamphétamine et à la cocaïne.

Incapable de payer ses doses, Poirier-Perreault accepte l'offre de son amie de garder son bébé de 10 mois en échange d'une rémunération en drogue.

Le soir du 26 avril, la mère part travailler. Jean Poirier-Perreault consomme de la drogue avec des amis dans la cuisine de l'appartement.

Couchée dans sa chambre, la bambine se met à pleurer. Incapable de la consoler, Poirier-Perreault perd patience et la secoue violemment.

Il redépose ensuite l'enfant dans sa couchette et reste quelques minutes dans la chambre pour faire croire qu'il en prend soin.

Il retourne ensuite fêter, sans avertir ni ses amis ni la mère, à son retour.

Le lendemain, la mère se rend à l'urgence avec son bébé somnolent, pleurnicheur et qui refuse de boire.

Hémorragies et ecchymoses

Les médecins de l'urgence constatent des saignements cérébraux et de multiples hémorragies à la rétine en plus des ecchymoses à la cuisse gauche, à l'aisselle et à l'omoplate.

Les spécialistes du CHUL confirmeront le traumatisme crânien dû à de la maltraitance, typique du syndrome du bébé secoué.

Une évaluation a démontré qu'à l'âge de 18 mois, la toute petite fille était incapable de comprendre des consignes simples. Elle ne disait aucun mot et n'était pas en mesure d'identifier des parties de son visage ou des vêtements. Pas plus que de pointer une image de chien ou de chat.

Jean Poirier-Perreault, sans antécédent judiciaire, a rapidement reconnu sa culpabilité et a intégré une maison de thérapie. Il a toutefois recommencé à consommer deux mois après sa sortie.

La juge Christine Gosselin a considéré que la suggestion de peine des parties, soit 34 mois de prison, était à la limite du raisonnable. Selon la jurisprudence, certains auteurs de voies de fait graves peuvent recevoir une peine de plusieurs années de détention.

La mère du bébé a plaidé coupable en mai et a été condamnée à 33 mois de prison.

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