Lévis: cri du coeur d'un père de fugueur

William Allen n'a pas donné signe de vie... (Photo fournie par la famille)

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William Allen n'a pas donné signe de vie depuis qu'il a quitté une maison de thérapie de Cap-de-la-Madeleine, il y a un mois.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Sans nouvelles de lui depuis plus d'un mois, un père de famille de Lévis, Donald Allen, craint que son fils William, 24 ans, soit décédé après avoir fait une fugue de la maison de thérapie Jean-Lepage, au Cap-de-la-Madeleine.

«Mon fils a des problèmes de consommation depuis 11 ans et ce n'est pas la première fois qu'il fait une fugue d'un centre de thérapie. Cependant, les autres fois, il nous donnait toujours des nouvelles. Je pense qu'il est mort...» déclare le père éploré au téléphone.

«La semaine passée, ils ont trouvé un corps dans le fleuve et j'avais peur que ce soit William. Mais le corps a été identifié et ce n'était pas lui... Que mon fils soit mort ou vivant, je veux juste qu'on le retrouve!» poursuit-il, précisant que William a les cheveux blonds, les yeux bleus et qu'il porte sur l'épaule gauche un tatouage représentant un leprechaun, des trèfles irlandais et le mot «Irish».

William Allen avait été arrêté en octobre 2014 dans un autre centre de désintoxication, L'Autre côté de l'ombre, à Bécancour, alors qu'il avait obtenu d'un visiteur du GHB, un stupéfiant aussi connu comme la «drogue du viol».

C'est après avoir plaidé coupable au printemps à plusieurs chefs d'accusation de possession de stupéfiants qu'il avait été envoyé à la Maison Jean-Lepage en attendant sa sentence. «William a fait plusieurs thérapies, mais Jean-Lepage, ce n'est vraiment pas un endroit pour envoyer un être humain», ajoute le père, qualifiant de «très dur» le climat qui règne dans la maison de thérapie.

«William me disait qu'ils lui faisaient nettoyer les marches de l'escalier avec une brosse à dents ou qu'ils le plaçaient à genoux dans un coin pendant des heures», déplore Donald Allen, qui n'écarte pas la possibilité d'intenter un recours contre le centre.

Clientèle judiciarisée

De son côté, Yves Lepage, directeur général de la Maison Jean-Lepage, a confirmé la fugue de William Allen le 7 juillet. Il a également dit avoir rencontré Donald Allen quand celui-ci s'est rendu au centre de thérapie après la disparition de son fils. 

«M. Allen ne trouvait pas notre maison de thérapie adéquate, mais je pense qu'il ne faut pas oublier que nous traitons avec des gens qui ont un dossier judiciaire assez gros», a-t-il indiqué au Soleil.

M. Lepage a également ajouté qu'étant donné que sa clientèle était constituée exclusivement de prévenus qui lui étaient référés par le système judiciaire, il arrivait que des clients fassent des fugues.

«Ça arrive de temps en temps, ce sont des gens judiciarisés. Et en même temps, il y a des gardiens chez nous, mais ce n'est pas une prison. La porte n'est pas barrée, les gens peuvent prendre leur valise et partir», conclut Yves Lepage.

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