La Cour interdit au faux médecin Jean-Paul Lavoie de pratiquer jusqu'à nouvel ordre

L'injonction rendue mardi est valide jusqu'au 26 août.... (Le Soleil, Erick Labbé)

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L'injonction rendue mardi est valide jusqu'au 26 août. Ce jour-là, une audience sera tenue pour débattre d'une seconde ordonnance comportant les mêmes demandes de la part du CDM, sauf qu'elle serait cette fois valide pour toute la durée du procès de Jean-Paul Lavoie, dont la date est toujours inconnue.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Le Collège des médecins a obtenu une injonction provisoire de la Cour supérieure pour neutraliser le faux médecin Jean-Paul Lavoie. Ce dernier ne pourra opérer sa clinique de Sillery au moins jusqu'au 26 août.

Le juge Alain Bolduc a consenti aux demandes formulées par l'ordre professionnel, mardi. La procureure du Collège des médecins (CDM), Joannie Poirier, avait réclamé du tribunal qu'on ordonne à Jean-Paul Lavoie de ne plus poser d'actes réservés à la profession médicale. Le principal intéressé devra afficher la décision de la cour dans la vitrine de sa clinique située au 1234, avenue Rodolphe-Forget.

L'injonction rendue mardi est valide jusqu'au 26 août. Ce jour-là, une audience sera tenue pour débattre d'une seconde ordonnance comportant les mêmes demandes de la part du CDM, sauf qu'elle serait cette fois valide pour toute la durée du procès de Jean-Paul Lavoie, dont la date est toujours inconnue.

Cinq chefs d'accusation

Lavoie, se décrivant comme un «autodidacte», fait face à cinq chefs d'accusation d'exercice illégal de la médecine. Récidiviste, il a été trouvé coupable du même délit en 2006 et en février 2015. Malgré ses condamnations, il a été coincé de nouveau par une enquêteuse du CDM à la fin mars.

Lors de ses consultations, il branche ses patients - qui seraient surtout des amis proches, selon lui - sur une machine de biorésonnance SCIO connectée à un ordinateur portable pour analyser leur état de santé.

Il prétend que son appareil, qui nécessite de mettre des sangles aux chevilles, aux poignets et à la tête des patients, peut analyser12 000 données (physiques, mentales ou astrales). Lavoie soutient que la machine - qui se vend selon lui 23 000 $ - «contient 200 thérapies» et qu'elle peut guérir des maux automatiquement.

Selon l'enquête du CDM, l'adepte de la médecine douce a posé des diagnostics, identifié des traitements et prescrit des médicaments illégalement, n'étant pas membre du Collège. Considérant les antécédents de Lavoie, le CDM a fait valoir qu'il s'agissait d'un cas urgent de sécurité publique, d'où l'importance d'agir avant la tenue du procès. «On joue avec la santé des gens. [...] On veut protéger le public au maximum», a plaidé Joannie Poirier, mardi.

Lavoie prétend pour sa part que les plaintes ne sont pas fondées. Il se dit même persécuté par le CDM. «Le service à autrui est devenu criminel, c'était prédit dans le film Thrived», avait-il affirmé mardi. Interrogé sur sa formation, il a répondu qu'il était un «autodidacte» et que les programmes reconnus par l'ordre professionnel ne l'intéressaient pas. «Les seules formations qui existent ont toutes le même but : formater quelqu'un et en faire un vendeur de drogues.»

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