Accident dans le Maine: un couple de la Beauce retrouvé mort par ses propres enfants

Le véhicule a percuté un arbre après avoir... (centralmaine.com, Michael G. Seamans)

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Le véhicule a percuté un arbre après avoir quitté la route pour une raison qui demeure inconnue. Sous l'impact, l'arbre est tombé sur l'habitacle, le cachant à la vue des automobilistes qui passaient.

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(Québec) Un couple de la Beauce, parti la semaine dernière pour passer quelques jours en amoureux au New Hampshire, a été retrouvé mort par ses propres enfants, mardi, dans une voiture en bordure de la route 201 dans l'État du Maine, quatre jours après avoir été porté disparu.

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Francine Dumas et Martin Poulin, de Saint-Georges de Beauce

Les marques de sympathie se multipliaient, mercredi, sur les réseaux sociaux, à la suite de l'annonce des décès tragiques de Martin Poulin, 58 ans, de Saint-Georges de Beauce, et de Francine Dumas, 57 ans, de Saint-Côme-Linière.

Parmi les messages recensés sur la page Facebook de Mme Dumas, il y a celui de son fils unique, Rénald Lacasse. «Je t'ai trouvée maman, fais un beau voyage. Tu peux partir en paix. Ton garçon qui t'aime xxx.» C'est lui qui a fait la macabre découverte, mardi, accompagné de sa femme et des deux enfants de M. Poulin.

Au bout du fil, il raconte la semaine d'angoisse que ses proches et lui-même ont vécue. «Ils avaient planifié un voyage de deux jours à Hampton Beach. C'était un nouveau couple. Ils se connaissaient seulement depuis à peu près un mois», relate-t-il.

Le bureau du Shérif du comté de Somerset a confirmé au site d'information Centralmaine.com que le couple avait traversé le poste-frontière de Jackman le mardi 28 juillet à 10h38. D'après la police, l'accident serait survenu le jour même puisque le couple n'a utilisé aucun téléphone cellulaire ni carte de crédit après son entrée aux États-Unis.

«Vendredi, on les a appelés et on n'avait pas de nouvelles. On commençait à s'inquiéter. Le samedi, Mme Dumas et M. Poulin n'étaient toujours pas de retour au Québec pour assister à un mariage auquel ils devaient assister la journée même à Beauceville. On a appelé la Sûreté du Québec, qui devait communiquer avec les policiers américains parce qu'ils étaient disparus depuis 48 heures. Là, on était vraiment très inquiets.»

Vérifications

Des vérifications ont été faites pour savoir si des accidents avaient été rapportés ou s'il y avait eu des admissions dans les hôpitaux au nom des deux victimes. Rien. Des appels ont également été faits dans les hôtels où Mario Dumas, le frère de la défunte, lui avait suggéré de séjourner. Toujours rien.

Mardi matin, M. Lacasse communique avec les enfants de M. Poulin. Ils se connaissent à peine. Sans réel espoir, il leur suggère de partir à la recherche de leur parent respectif. «Je me suis dit que nous en aurions le coeur net. Si on voit quelque chose, tant mieux. Sinon, on aura perdu une demi-journée pour rien.»

«Je n'aimais pas le déroulement de l'enquête, poursuit-il. La police s'activait dans le secteur de Hampton et de Boston. Mais j'avais l'impression qu'elle ne concentrait pas les recherches au bon endroit. Il m'est venu à l'idée qu'ils [Mme Dumas et M. Poulin] ne s'étaient peut-être jamais rendus.»

Au poste-frontière, M. Lacasse a expliqué la situation aux douaniers. «Nous leur avons montré des photographies. Ils ont pris l'information qu'on leur fournissait et nous ont souhaité bonne chance.»

La recherche n'a pas duré. Rapidement, M. Lacasse et les autres ont aperçu des traces visibles de freinage sur la chaussée qui se dirigeaient vers le fossé. La carcasse de l'automobile se trouvait à 56 kilomètres au sud de la frontière, en bordure de l'autoroute 201 à West Forks Plantation. L'automobile, une Nissan Altima 2005, a percuté un arbre après avoir quitté la route. Sous l'impact, l'arbre est tombé sur l'habitacle, cachant la voiture à la vue des automobilistes qui passaient tout près.

«On a cassé des branches pour se rendre. On a crié. On a brassé un peu l'auto. On n'espérait pas voir ça. C'était pas le fun.» Soulagé, mais désormais marqué par la vision des corps inanimés des êtres chers, M. Lacasse aime penser qu'ils n'ont pas souffert. «La coroner américaine croit qu'ils sont décédés sous l'impact. C'est un choc quand même assez violent.»

La police s'interroge toujours sur la cause de l'accident, qui s'est produit dans une section relativement droite de la route où la limite permise est de 90 km/h. Pour sa part, M. Lacasse avance une réponse. «C'est possiblement qu'ils ont évité un chevreuil ou un orignal. Il y en a beaucoup dans ce secteur», conclut-il.

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