Fermeture de l'usine de Saint-Simon: Olymel déboutée en Cour supérieure

La saga de l'usine d'Olymel de Saint-Simon avait... (Photothèque La Presse)

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La saga de l'usine d'Olymel de Saint-Simon avait fait les manchettes en 2006 et 2007.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Olymel a été déboutée en Cour supérieure dans sa tentative visant à réviser un jugement rendu l'an dernier qui favorisait un groupe d'anciens travailleurs ayant perdu leur emploi en 2007, lors de la fermeture de l'usine de Saint-Simon.

Un arbitre avait alors tranché que l'entreprise avait fermé illégalement son usine de découpe de porc située en Montérégie, ouvrant la porte à ce que des compensations financières soient versées aux employés touchés.

Selon la CSN, la centrale à laquelle est affilié le syndicat des travailleurs, la compensation pourrait atteindre 14 millions $ en salaires et avantages sociaux perdus par 406 travailleurs, avec intérêts.

Dans une décision de 14 pages rendue vendredi dernier, le juge de la Cour supérieure Jean-François Buffoni a rejeté la requête d'Olymel, qui contestait la décision rendue préalablement par l'arbitre Claude H. Foisy.

Il écrit entre autres que le tribunal d'arbitrage n'a pas erré sur quatre points, comme le prétendait l'entreprise agroalimentaire, qui étudie le jugement et dispose de quelques semaines pour décider si elle portera la cause en appel.

Le président du Syndicat des travailleurs d'Olympia, Michel Daigle, s'est réjoui de la décision du juge Buffoni, invitant Olymel à «s'asseoir à la table» afin de discuter des compensations à verser aux 406 travailleurs concernés.

La saga de l'usine d'Olymel de Saint-Simon avait fait les manchettes en 2006 et 2007.

L'employeur, confronté à une situation difficile dans l'industrie porcine, avait décidé en 2006 de fermer son usine de Saint-Simon et son usine d'abattage de Saint-Valérien. La fermeture a finalement eu lieu en avril 2007.

À l'époque, le syndicat de l'usine de Saint-Simon avait fait valoir des dispositions d'une lettre d'entente, jointe à la convention collective, qui stipulait que l'employeur devait poursuivre le travail de découpe de porc effectué à l'usine de Saint-Simon jusqu'à la fin de l'application de la convention collective, soit en octobre 2007.

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