Accusé de harcèlement criminel, le procureur Jean-Roch Parent reste détenu

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Le procureur aux poursuites criminelles et pénales Jean-Roch Parent est détenu depuis le 24 juillet.

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(Québec) Accusé de harcèlement criminel, d'intimidation, de bris d'engagement et de non-respect de ses conditions de libération, le procureur aux poursuites criminelles et pénales Jean-Roch Parent, détenu depuis le 24 juillet, doit passer encore au moins deux nuits derrière les barreaux.

La cause de Jean-Roch Parent attire l'attention au palais de justice de Québec. Procureur de la Couronne bien en vue, l'homme de 37 ans a notamment fait condamner Pierre-Olivier Laliberté, auteur du meurtre de Michael Cadieux.

Habitué de coincer les criminels, Parent doit aujourd'hui se défendre dans le box des accusés. Alors que ce dernier est détenu depuis cinq jours, le temps a manqué, hier, pour que la juge Guylaine Tremblay puisse trancher dans le cadre de son enquête sur remise en liberté.

Il doit donc passer au moins les deux prochaines nuits en prison avant de retrouver sa liberté, s'il l'obtient, en attendant la suite des procédures. La prochaine comparution est prévue demain matin.

Les démêlés judiciaires de Jean-Roch Parent ont débuté à la fin mai, alors qu'il a été arrêté puis relâché sous promesse de comparaître sous un chef de harcèlement criminel contre une victime.

Il aurait cependant commis un non-respect d'engagement avant sa comparution, si bien que les policiers l'ont arrêté une seconde fois, le 12 juin. Il s'est alors retrouvé devant un juge du palais de justice, mais cette fois sans sa toge.

Il a comparu pour l'accusation de harcèlement criminel et pour un chef de non-respect d'une promesse faite à un agent de la paix. En ce qui concerne le chef de harcèlement, les faits se seraient produits entre le 13 décembre 2014 et le 7 juin.

Au terme de l'audience, il avait été libéré sous plusieurs conditions, notamment de ne pas tenter d'entrer en contact avec la plaignante ou de se trouver dans un rayon de 500 mètres de cette personne, de s'abstenir de consommer de l'alcool et de respecter un couvre-feu.

Il n'aurait pas respecté ces conditions, raison pour laquelle il a encore été intercepté le 24 juillet, puis placé en détention. Neuf chefs de non-respect des conditions de libération se sont ajoutées à son dossier, ainsi qu'une accusation d'intimidation et une autre pour harcèlement, cette fois sur une deuxième victime.

Longue audience

Se représentant lui-même, l'avocat, qui est apparu amaigri, a profité de son enquête sur remise en liberté pour livrer sa version des faits. Ce témoignage est cependant frappé d'une ordonnance de non-publication.

La longue audience a joué contre l'accusé, ayant été suspendue faute de temps. La juge a donc été forcée de maintenir le maintenir en détention. La mère de Parent a éclaté en sanglots au terme de la séance, à laquelle plusieurs autres proches assistaient.

La procureure de la Couronne dans cette affaire, Me Geneviève de Passillé, d'Ottawa, pourra contre-interroger l'accusé, demain.

Jean-Roch Parent est actuellement suspendu par son employeur, le temps des procédures.

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