Alain Perreault battu à coups de planche de «cribble»

Alain Perreault a subi de nombreuses fractures au... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Alain Perreault a subi de nombreuses fractures au visage qui ont nécessité une intervention chirurgicale.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Des parties du visage d'Alain Perreault, présumé auteur du meurtre de Lyne Massicotte, ont dû être reconstruites après qu'un codétenu l'eut tabassé à coups de planche de «cribble», en mai 2014, au pénitencier à sécurité maximale de Port-Cartier.

De retour au palais de justice de Québec lundi, Patrick Langlois, 32 ans, a reconnu qu'il avait violemment attaqué Alain Perreault dans une salle commune de l'établissement fédéral, le 26 mai 2014, et qu'il avait ensuite frappé un gardien de prison qui tentait d'intervenir. Il a plaidé coupable à des chefs d'accusation de voies de fait causant des lésions et de voies de fait simples contre un agent de la paix. 

Pour la petite histoire, Patrick Langlois marchait ce jour-là dans une salle où se trouvait également Alain Perreault. Transportant un jeu de «cribble», Langlois a accidentellement fait tomber ses «pinouches» de caoutchouc utilisées pour le jeu de cartes.  

M. Perreault «rit [alors] de monsieur», a affirmé Adèle Juster, avocate de Langlois, en tentant d'expliquer ce qui a poussé son client à commettre de tels gestes. Langlois, qui présente d'importants troubles de santé mentale, ne l'a pas trouvé drôle et a piqué une sévère crise de colère. 

Sur une bande vidéo qui n'a pas été rendue publique, on le voit «de façon très claire» se ruer vers Alain Perreault et le frapper au visage avec la planche de bois du jeu de «cribble».

Sous la force des coups, Perreault a subi de multiples fractures au visage ayant «nécessité une intervention chirurgicale de reconstruction», notamment à la mandibule (mâchoire) et au plancher orbital, sous son oeil.

Transfert et confinement

Un gardien de prison a tenté de maîtriser Langlois. Mais ce dernier, toujours en crise, lui a asséné un coup de poing au visage. Il aura fallu six autres agents correctionnels pour finalement l'immobiliser. Dans l'attente des procédures judiciaires, le détenu a été transféré au centre de détention de Sainte-Anne-des-Plaines et a été placé en confinement 23 heures sur 24.

Pour les deux crimes commis à Port-Cartier, Patrick Langlois a reçu une peine de six mois d'emprisonnement, s'ajoutant à la détention qu'il avait déjà à son dossier. Il purge depuis 2013 une peine de 26 mois pour agression armée contre un agent de la paix, un délit survenu alors qu'il était déjà en détention pour d'autres infractions.

Les démêlés de Langlois avec la justice étaient déjà fort complexes. Pas moins de 83 chefs d'accusation ont été portés contre lui pour 41 dossiers criminels depuis 2001. 

Quant à Alain Perreault, il se trouvait à Port-Cartier après avoir été condamné à 25 ans de prison, en 2011, pour le meurtre de Lyne Massicotte. Il a depuis obtenu un second procès en vertu d'une décision de la Cour d'appel.

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