Accusé d'avoir distribué la photo intime d'une ex

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L'article 262.1, en vigueur depuis quelques mois, indique que «Quiconque sciemment publie, distribue, transmet, vend ou rend accessible une image intime d'une personne, ou en fait la publicité, sachant que cette personne n'y a pas consenti ou sans se soucier de savoir si elle y a consenti ou non, est coupable d'un acte criminel».

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(Québec) Shane-Charles Macintosh, un Ontarien de 35 ans, doit faire face à la justice en vertu d'une toute nouvelle disposition du Code criminel : publication non consensuelle d'une image intime. Une accusation portée au terme d'une relation amoureuse où s'entrecroisent aussi des voies de fait, du harcèlement, des menaces et de la fraude.

Les événements se sont déroulés au printemps à Calgary. Sa victime, une jeune femme de Québec, avait rejoint Macintosh dans l'Ouest canadien, explique le procureur de la Couronne, Me Éric Beauséjour. Mais la romance ne devait pas durer puisque Macintosh s'est livré à des voies de fait conte la femme.

Une fois revenue au Québec, elle n'était pas rendue au bout de ses peines. L'accusé a commencé à la harceler et à la menacer. Il lui reprochait même de lui devoir de l'argent, alors que lui-même est accusé d'avoir fraudé sa victime.

«Il a ensuite voulu la faire chanter en la menaçant de publier une photo intime d'elle», raconte le procureur. Il est passé de la parole aux actes en faisant parvenir une photo à des proches de la femme, dont le frère de celle-ci. Heureusement, comme il s'agissait de personnes de confiance, le cliché n'a pas davantage circulé.

Signe des temps, ce type de crime est de plus en plus répandu. Et la législation est maintenant mieux adaptée pour réprimer ce délit moderne. Ainsi, l'article 262.1, en vigueur depuis quelques mois, indique que «Quiconque sciemment publie, distribue, transmet, vend ou rend accessible une image intime d'une personne, ou en fait la publicité, sachant que cette personne n'y a pas consenti ou sans se soucier de savoir si elle y a consenti ou non, est coupable d'un acte criminel».

L'homme, au lourd passé judiciaire, avait fait parler de lui en 2010 après avoir entretenu une relation amoureuse avec une agente correctionnelle alors qu'il purgeait une peine à Donnacona pour vol à main armée.

À l'époque, des expertises psychologiques révélaient que Macintosh avait «des traits de personnalité et un historique étroitement associés au profil d'un psychopathe».

Il doit revenir en Cour le 3 septembre pour la suite des procédures judiciaires.

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