Incendie à Drumondville: trois décès confirmés

L'incendie s'est propagé extrêmement rapidement à l'intérieur du... (Photo collaboration spéciale Éric Beaupré)

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L'incendie s'est propagé extrêmement rapidement à l'intérieur du bâtiment, selon les dires des résidents et des témoins rencontrés.

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Pierre Saint-Arnaud, Alain Martineau
La Presse Canadienne
Drumondville

Trois personnes ont perdu dans la vie dans un spectaculaire incendie qui a ravagé un édifice de 36 logements à Drummondville, dans la nuit de mercredi à jeudi.

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Deux des trois corps ont été sortis des décompbres par les pompiers, qui ont utilisé la nacelle de leur camion pour transporter les cadavres pacés sur une civière. 

Photo collaboration spéciale Éric Beaupré

Le bureau du coroner et la Sûreté du Québec (SQ) ont confirmé les décès en soirée hier. En fin d'après-midi, les trois corps avaient été extirpés des décombres sur des civières.

Le bilan des blessés s'élève quant à lui à huit, la plupart ayant été transportés d'urgence en ambulance dans les secondes qui ont suivi leur évacuation. Arrivés sur les lieux quelques instants après l'appel logé au 9-1-1, les policiers de la SQ ont immédiatement amorcé l'intervention de sauvetage, puis les pompiers et quelques ambulanciers ont poursuivi les efforts.

«Avec une ou deux échelles, tu ne peux pas sortir tout le monde en même temps, ils ont dû faire des choix», mentionne l'un des voisins qui a assisté à la scène, Mathieu Roberge.

Les causes de l'incendie demeurent toujours inconnues et toutes les hypothèses continuent d'être étudiées par les enquêteurs de la SQ, qui poursuivront leur travail aujourd'hui.

Plusieurs locataires et témoins de la scène ont été interrogés par les enquêteurs tout au long de la journée. La possibilité qu'un acte criminel soit à l'origine du brasier n'a pas été écartée par la porte-parole de la SQ, Aurélie Guindon.

L'incendie s'est propagé extrêmement rapidement à l'intérieur du bâtiment, selon les dires des résidents et des témoins rencontrés. Le directeur du Service de sécurité incendie de Drummondville, Georges Gagnon, a expliqué que l'absence de portes coupe-feu entre les cages d'escaliers situées aux extrémités de la bâtisse et les corridors a contribué à enflammer encore davantage le logement. Une bonne partie de celui-ci s'est effondré près de l'endroit présumé où le feu aurait pris naissance, au deuxième étage de cet édifice qui en compte trois.

«J'ai ouvert ma porte et le feu était beaucoup trop fort pour sortir. On ne voyait plus rien, raconte l'un des sinistrés, Richard Daudelin. Les gens qui habitaient au troisième étage n'avaient aucune chance de s'enfuir», raconte-t-il.

Tôt dans la journée, on craignait que le bilan des personnes manquantes s'alourdisse puisque les recherches dans les décombres ne pouvaient être menées en raison de la fragilité de la structure. Les pompiers ont entrepris de la solidifier avant de pénétrer à l'intérieur vers 13h30.

L'incendie s'est déclaré vers 0h39. Une cinquantaine de pompiers ont combattu les flammes dans la nuit avant de réussir à les maîtriser vers 3h.

«Je croyais que j'allais mourir»

Sonia Audet est encore sous le choc. En observant l'un des corps être extirpé des décombres, elle ne peut s'empêcher d'imaginer que le cadavre sous les draps aurait bien pu être le sien.

«Je criais au secours, au secours, sur le bord de la fenêtre», confie-t-elle avec encore une peine à respirer persistante, même des heures après avoir été prise en charge à l'hôpital.

Mme Audet n'habitait pas le logement situé au troisième étage. Elle s'y était rendue pour passer la soirée avec son ami avant que les deux ne s'assoupissent. Lorsque l'alarme s'est fait entendre, Mme Audet n'a jamais imaginé que le feu ravageait le bâtiment. «Je me même suis rendormie, concède-t-elle. Quand ça sonne, tu ne penses jamais que c'est sérieux.»

Lorsqu'elle a finalement constaté l'ampleur du brasier, elle a averti son ami et les deux ont tenté de fuir le logement par l'intérieur.

«On a essayé de s'enfuir par le corridor sous une couverte, explique-t-elle, mais il n'y avait rien à faire alors je suis retournée au bord de la fenêtre.»

La pensée de sauter pour sauver sa peau lui a traversé l'esprit, et ce, malgré la hauteur considérable du troisième étage. «Une chance que des gens étaient en bas pour me rassurer parce que je sautais, je ne voyais pas d'autres choix», raconte-t-elle.

Les pompiers ont finalement réussi à secourir Mme Audet et son ami, avant de les transporter rapidement à l'hôpital par ambulance. La Tribune

Droguée, une jeune fait une chute de quatre mètres

Une jeune fille de 13 ans a fait une chute d'environ quatre mètres après avoir inhalé du difluoroéthane, un produit chimique destiné à nettoyer des claviers d'ordinateur, qui peut également provoquer des sensations euphorisantes.

En tombant d'une structure près du pont Joffre donnant sur la piste cyclable qui passe non loin de l'école Saint-François, la jeune fille a subi plusieurs fractures au visage et une commotion cérébrale. On a dû la transporter d'urgence à l'hôpital après l'événement, survenu vers 19 h45 mercredi soir.

Selon l'agent Samuel Ducharme, du Service de police de Sherbrooke (SPS), l'inhalation de difluoroéthane chez les jeunes est un phénomène grandissant. Des cas auraient été observés au cours des derniers mois à Sherbrooke.

Produit à claviers

«L'inhalation peut être fatale. On a aussi des cas d'inhalation de colle. On en entend parler dans les écoles», soutient l'agent porte-parole du SPS.

M. Ducharme ajoute que la prévention de ce type d'intoxication sera à l'agenda du SPS lors de la rentrée scolaire à Sherbrooke. «La fillette victime de la chute n'a que 13 ans. C'est très jeune. Ce type d'intoxication peut causer des problèmes cardiaques. L'effet est immédiat.»

«Les jeunes jouent à la roulette russe en consommant ces substances-là!», a fait valoir la DreMélissa Généreux, de la Direction de la santé publique de l'Estrie. La Tribune

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