Le maire de Baie-Trinité coupable d'agression sexuelle

Le maire de Baie-Trinité, Denis Lejeune... (Collaboration spéciale Steeve Paradis)

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Le maire de Baie-Trinité, Denis Lejeune

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Steeve Paradis

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Le Soleil

(Baie-Comeau) Le maire de Baie-Trinité, Denis Lejeune, a été reconnu coupable d'un chef d'agression sexuelle, jeudi au palais de justice de Baie-Comeau. Il a toutefois été acquitté d'un second chef d'agression sexuelle et d'un autre de harcèlement criminel. Le maire Lejeune a déjà donné instruction à son avocat de faire appel de ce verdict de culpabilité.

Le juge François Boisjoli, de la Cour du Québec, a affirmé ne pas avoir cru l'accusé quand il a témoigné sur le premier chef d'accusation, soit lorsque la plaignante a soutenu avoir été touchée aux seins et au sexe (par-dessus le pantalon) à la sortie d'une salle de bains et, à une autre reprise, fait prendre les siens par-derrière.

«La plaignante a témoigné avec aplomb sur ce point et les événements ont été en partie corroborés par l'accusé», a signalé le juge Boisjoli à propos de ces événements survenus entre le 15 novembre 2011 et le 1er janvier 2012.

À l'opposé, le tribunal n'a pas cru la version des faits de la plaignante sur le second chef d'accusation d'agression sexuelle et sur celui de harcèlement. Selon le juge, le témoignage de la plaignante n'était pas assez précis en ce qui concerne le chef d'agression et pour ce qui est du harcèlement, «la preuve est claire à l'effet qu'il n'y a jamais eu de menaces ou de violence de la part de l'accusé», a ajouté l'édile, en prononçant l'acquittement sur ce chef.

L'avocat de Lejeune, Me Christian Maltais, s'est dit surpris que son client ait été reconnu coupable du premier chef d'accusation, des événements de novembre 2011, alors que pour les deux autres chefs, les présumés événements sont survenus plus tard et la période visée s'étendait sur 18 mois. «Je suis surpris parce que la plaignante n'est pas fiable sur le deuxième chef alors qu'on parle d'une période de janvier 2012 à juin 2013, et elle devient fiable pour deux événements ponctuels de novembre 2011. Je suis un peu bouche bée», a déclaré Me Maltais.

L'avocat ne pouvait se prononcer sur l'avenir politique de son client, qui pourrait être déclaré inhabile à siéger en tant qu'élu. Me Maltais estime cependant que, pour l'instant, les droits de l'accusé sont préservés puisqu'il déposera appel.

Afin de protéger l'identité de la plaignante, une ordonnance de non-publication interdit de révéler le lien entre Lejeune et la victime, de même que le contexte dans lequel les événements se sont déroulés. Lejeune connaîtra sa sentence le 13 octobre. 

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