Dix mois avec sursis pour avoir vendu des lunettes militaires

Roch Guimont lors de son arrestation... (Photothèque Le Soleil)

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Roch Guimont lors de son arrestation

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(Québec) Coupable d'avoir vendu des lunettes de vision nocturne réservées aux militaires, Roch Guimont de Québec écope d'une peine de 10mois dans la collectivité.

L'homme de 40 ans a dirigé durant quelques mois, entre 2008 et 2009, un commerce de vente en ligne d'équipements militaires, notamment des lunettes de vision nocturne de troisième génération, un équipement militaire dont la possession et l'exportation sont contrôlées par la loi.

Le tube intensificateur d'images de ces lunettes capte de faibles sources de lumière et les amplifie. Celui qui porte les lunettes peut ainsi voir aussi bien la nuit que le jour.

Dans sa décision sur la peine, le juge Louis Dionne a insisté jeudi matin sur le fait que ces lunettes donnent un avantage stratégique majeur à l'armée américaine lors des opérations militaires. «Elles peuvent mettre à risque les troupes si elles tombent entre de mauvaises mains», note le magistrat.

Le Canada et ses alliés contrôlent donc sévèrement ce type d'équipement, des pièces jusqu'au manuel d'instruction.

Signe que le législateur prend ce matériel au sérieux, l'amende maximale prévue pour la possession et l'exportation sans permis est de 2 millions $ et la peine de détention, de 10 ans.

Guimont achetait, réparait et revendait sur eBay des lunettes de vision nocturne. Grâce notamment au travail d'un agent d'infiltration de la GRC, le procureur de la Couronne fédéral Me Frank D'Amours a été en mesure de prouver que quatre lunettes ont été vendues en Allemagne, en Russie, en Thaïlande et en Nouvelle-Zélande.

Pour passer sous le radar des autorités douanières, les marchandises expédiées étaient faussement décrites en plus d'être sous-évaluées.

La mère complice

La mère de Roch Guimont, Constance, 67 ans, s'occupait du financement et du service à la clientèle. Coaccusée, elle a aussi été trouvée coupable par le jury le 10 juillet et a été condamnée à une peine de cinq mois à purger dans la collectivité.

La mère et le fils devront purger la première moitié de leur peine à domicile et observer ensuite un couvre-feu.

De multiples pièces de lunettes de vision, des vestes pare-balles, un fusil M14 et des munitions, saisis chez Roch Guimont, ont été confisqués.

Le juge Louis Dionne a souhaité à Roch Guimont, qui s'est défendu seul, que cette peine vienne clore un pénible chapitre.

Depuis plus de 10 ans, Guimont a eu de multiples démêlés avec la justice. Ancien étudiant en techniques policières, il a été acquitté après avoir été faussement accusé d'agression sexuelle. Il a également reçu une absolution conditionnelle pour une possession d'arme prohibée. Guimont a intenté des poursuites civiles contre la Ville de Québec et certains médias.

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