Double meurtre de Routhierville: «Était-il conscient des gestes posés?»

Christian Chabot devra se soumettre à une nouvelle... (Collaboration spéciale Johanne Fournier)

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Christian Chabot devra se soumettre à une nouvelle évaluation psychiatrique afin qu'on puisse déterminer s'il peut être reconnu criminellement responsable ou non des deux meurtres dont il est accusé.

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Johanne Fournier

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Le Soleil

(Amqui) Christian Chabot, accusé des meurtres au premier degré de Michelle Clusiau et de son fils Mathieu, a brièvement comparu au palais de justice d'Amqui, mercredi. Son avocat, Me Pierre Gagnon, est toujours en attente d'une évaluation psychiatrique qui déterminera s'il peut être reconnu criminellement responsable ou non des chefs d'accusation auxquels il doit répondre.

L'expertise demandée au Dr Sylvain Faucher, psychiatre à l'Institut universitaire en santé mentale de Québec, devrait être réalisée en septembre. «Était-il conscient des gestes posés? interroge Me Gagnon. C'est ce que l'évaluation demandée tentera de déterminer.» Christian Chabot devra revenir en cour le 

13 octobre pour son enquête pour la forme. Dans l'attente, il demeure emprisonné au Centre de détention de Québec.

Il s'agit de la deuxième évaluation psychiatrique dont le présumé meurtrier fait l'objet. La première avait établi qu'il était apte à subir son procès et à comprendre les accusations qui sont portées contre lui. Dans les jours qui ont suivi son arrestation, il était impossible pour son procureur de communiquer avec lui. Après avoir reçu des traitements à l'Institut Philippe-Pinel de Montréal, la situation a changé. «Je peux maintenant communiquer avec monsieur», se réjouit Me Gagnon.

Les événements remontent au 9 juin 2014, alors que deux corps inanimés ont été découverts dans une voiture abandonnée en bordure de la route 132 à Routhierville, dans la Matapédia. Il s'agissait des dépouilles de Michelle Clusiau, 37 ans, et de son fils, Mathieu Plourde-Clusiau, cinq ans, tous deux de Montréal.

La dépouille de la dame reposait sur la banquette arrière, enveloppée dans une couverture, tandis que celle de son enfant se trouvait dans un sac placé dans le coffre arrière. Les deux personnes avaient été portées disparues à Montréal quelques heures avant. Mme Clusiau avait été vue vivante la dernière fois le 7 juin. Selon la coroner Renée Roussel, les décès seraient probablement survenus le 8 juin à leur domicile de Montréal. 

Selon son rapport, l'état de putréfaction légère a nettement limité la qualité des examens externes et des autopsies réalisés le 11 juin par un pathologiste du laboratoire des sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal. Mais, il a tout de même pu déceler une blessure à la paupière supérieure gauche, une fracture du nez, trois lacérations à la tête et des contusions aux membres inférieurs et supérieurs sur le corps de la femme.

«Mme Michelle Clusiau est décédée d'un traumatisme crânien infligé par une tierce personne, conclut le Dr Roussel. Il s'agit d'un décès par homicide. Le jeune Mathieu Plourde-Clusiau est décédé de cause inconnue. Mais, il s'agit d'un décès de cause non naturelle, fort probablement un homicide.»

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