Un ex-cadre poursuit une compagnie pharmaceutique pour 300 000 $

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Le cadre, qui avait oeuvré durant 17 ans chez AstraZeneca avant d'accepter de se joindre au compétiteur Bristol-Myers Squibb, juge avoir été congédié sans motif valable.

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(Québec) Un cadre de Bristol-Myers Squibb Canada, congédié après la découverte de centaines de pilules antipsychotiques dans un conteneur à déchets à Jonquière, poursuit l'entreprise pharmaceutique pour près de 300 000 $.

En mars, le Progrès-Dimanche révélait que des centaines de comprimés Abilify, un antipsychotique prescrit aux schizophrènes, aux bipolaires et aux dépressifs, avaient été jetés sans précaution derrière un entrepôt sécurisé de Jonquière. 

Selon l'association des compagnies de recherche pharmaceutique du Canada (Rx&D), une telle négligence pouvait valoir une amende de 25 000 $ à un membre fautif.

Bristol-Myers Squibb a mené une enquête afin de comprendre pourquoi ses échantillons avaient ainsi abouti dans un conteneur à déchets accessible à tous.

Le chef régional aux activités commerciales, Philippe Renaud, a été congédié en avril, au terme de l'enquête.

Le cadre, qui avait oeuvré durant 17 ans chez AstraZeneca avant d'accepter de se joindre au compétiteur Bristol-Myers Squibb, juge avoir été congédié sans motif valable et intente une poursuite de près de 300 000 $ en Cour supérieure.

Inspection omise

Selon Bristol-Myers Squibb, Philippe Renaud aurait omis d'inspecter le travail de sa représentante pour le territoire de Jonquière, une employée qui serait à l'origine du dépôt des comprimés dans la poubelle, selon l'entreprise.

Le cadre congédié allègue qu'il a été incapable de mener certaines inspections en raison d'une surcharge de travail. Il ajoute que sa supérieure était au courant de la situation. En aucun cas, plaide-t-il, on ne peut reprocher au cadre de n'avoir pu empêcher le dépôt de comprimés à la poubelle.

«L'enquête qui a mené au congédiement du demandeur a été menée d'une manière inéquitable, avec des objectifs préétablis et dans le but d'en arriver à une conclusion dictée à l'avance, à savoir la présence de manquements chez le demandeur», allègue le cadre congédié.

Le congédiement a été fait de manière «cavalière, brutale, malicieuse et vexatoire», estime Philippe Renaud.

Le cadre, qui travaille aujourd'hui pour l'entreprise Bayer, réclame 216 250 $ en salaire équivalant à

15 mois de délai de congé, 50 000 $ en dommages moraux et exemplaires et 25 000 $ pour dommages à sa réputation.

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