Maltraitance de personnes âgées: Jean Coutu aurait fait une autre victime

Jean Coutu (à droite) a comparu, mardi après-midi,... (Photo L'Hebdo charlevoisien, Éric Maltais)

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Jean Coutu (à droite) a comparu, mardi après-midi, au palais de justice de La Malbaie.

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(Québec) Accusé d'avoir violenté une personne âgée dont il devait prendre soin dans une résidence de Charlevoix, Jean Coutu n'aurait pas posé un geste isolé. De retour en cour mardi, à La Malbaie, il a été accusé de voies de fait contre un autre résident.

Jean Coutu, 53 ans, de Québec, a renoncé, mardi, à son enquête sur remise en liberté. «Le juge a ordonné qu'il demeure en détention», a expliqué au téléphone le procureur de la Couronne Sébastien Émond. Coutu devrait revenir en cour le 16 novembre pour son enquête préliminaire. 

Celui qui traîne un lourd passé criminel, ayant des antécédents judiciaires notamment en matière de voies de fait, d'agression armée, de vol, de méfait et de possession de drogue, travaillait dans quatre résidences pour personnes âgées de Baie-Saint-Paul et de Saint-Urbain. Il a été arrêté par la Sûreté du Québec (SQ), le 29 mai dernier, pour avoir maltraité un homme de 71 ans. 

La SQ a été prudente mardi et n'a pas voulu nous transmettre d'information sur la deuxième victime. «Tout ce que je peux dire, c'est qu'on travaille de façon très active et qu'il n'est pas impossible qu'il y ait d'autres accusations ou d'autres arrestations dans ce dossier», a indiqué la porte-parole Ann Mathieu. 

Dossier clos

Au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSS) de la Capitale-Nationale toutefois, on estime que le dossier est clos et que ce cas de maltraitance «isolé», explique l'agente d'information Karine Primard. «Il n'y a plus d'enquête administrative en cours.»

Les quatre résidences où travaillait Jean Coutu, qui appartenaient toutes au même promoteur, ont cessé leurs activités. «On n'a plus de lien du tout avec lui», confirme Mme Primard. 

La résidence où ont eu lieu les gestes répréhensibles avait été fermée sur-le-champ. Le promoteur a décidé de cesser ses activités dans son autre résidence pour aînés semi-autonomes. Quant aux deux autres centres d'hébergement non institutionnels, qui accueillaient en majorité des gens ayant une déficience intellectuelle, le CIUSS a pris la décision le 22 juin dernier de résilier son entente avec eux.

«Les 15 résidents concernés ont été placés dans une autre ressource d'hébergement du secteur», explique Mme Primard. Une entente temporaire de six mois a été conclue avec ce nouveau promoteur. Les employés du CIUSS, qui s'occupaient déjà de cette clientèle vulnérable depuis la fin mai, assureront une période de transition. 

Chose sûre, le CIUSS de la Capitale-Nationale scrutera dorénavant à la loupe le passé judiciaire de tous les employés qui travaillent dans ses ressources intermédiaires - des maisons de type familial qui accueillent des gens âgés ou ayant des déficiences physiques ou intellectuelles. 

Auparavant, seuls les promoteurs devaient divulguer leurs antécédents judiciaires. Un nouveau règlement incluant leurs employés a été adopté en 2014 et les ressources intermédiaires ont jusqu'en 2017 pour se conformer. 

«Vous comprendrez qu'avec ce qui s'est passé, on va mettre de la pression pour que les ressources intermédiaires se conforment à la nouvelle réglementation le plus tôt possible», soutient Mme Primard.

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