Belledune: les Mi'gmaq poursuivent Chaleur Terminals

Le projet de Chaleur Terminals d'exporter du pétrole... (Photothèque Le Soleil)

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Le projet de Chaleur Terminals d'exporter du pétrole de l'Ouest canadien par le port de Belledune (photo) en empruntant le chemin de fer inquiète plusieurs élus dans l'Est-du-Québec.

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Gilles Gagné

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Listuguj) Les Mi'gmaq de la Gaspésie ont placé un écueil de taille sur la route du projet d'exportation de pétrole de la firme Chaleur Terminals en déposant une action en justice afin d'empêcher la construction d'un terminus maritime à Belledune, au Nouveau-Brunswick.

L'annonce de cette poursuite est survenue deux ans après la tragédie de Lac-Mégantic, qui a fait 47 morts. La première phase du projet de Chaleur Terminals repose sur l'acheminement de deux trains de pétrole brut de 120 wagons par jour entre l'Ouest canadien et Belledune, en passant par la vallée des rivières Matapédia et Restigouche.

Chaleur Terminals a récemment obtenu du gouvernement du Nouveau-Brunswick le permis de construire le terminus de Belledune. La voie ferrée du Canadien National passe près ou sur des territoires micmacs.

En Gaspésie, Listuguj, près de Matapédia, et Gresgapegiag, entre Maria et New Richmond, exploitent des ressources qui pourraient être gravement menacées dans l'éventualité d'un déraillement de train pétrolier ou d'un déversement en mer.

«Protéger le saumon»

Le chef de Listuguj, Scott Martin, souligne ceci : «Depuis des millénaires, notre territoire a nourri non seulement notre peuple, mais également notre culture et notre identité, mais ces privilèges viennent avec des responsabilités. Cela est d'autant plus vrai quant à notre devoir sacré de protéger le saumon, qui est déjà menacé. Nous sommes déterminés à contrer la menace que représente ce projet pour notre saumon, ainsi que les risques qu'il engendre pour nos familles et nos communautés. Nous n'avons pas donné notre consentement à ce projet dangereux et le gouvernement refuse même de nous consulter.»

Le 19 juin, une conseillère de Gesgapegiag, Christianne Bernard, avait affirmé publiquement que les contacts qu'avait eus Chaleur Terminals avec sa communauté ne représentaient pas une consultation.

Scott Martin renchérit : «Le projet présente non seulement un nombre important de risques inacceptables qui n'ont pas fait l'objet d'une évaluation environnementale en bonne et due forme, mais, en plus, ce projet ne contribue aucunement au bien social commun. Ni le public canadien ni les peuples autochtones ne bénéficieraient de l'augmentation de la production des sables bitumineux en Alberta [...] Les scientifiques ont clairement indiqué que la quasi-totalité des sables bitumineux au Canada doit rester dans le sol afin de limiter les pires conséquences dues aux changements climatiques [...] catastrophiques pour le mode de vie des Mi'gmaq.»

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