Un détenu multiplie les menaces en salle d'audience

Surprenant purge une peine de quatre ans après... (Photo d'archives)

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Surprenant purge une peine de quatre ans après avoir notamment pris un codétenu en otage, à la pointe d'un pic artisanal, à la prison de Trois-Rivières. Il s'en était aussi pris à des passants dans une rue de La Tuque.

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(Québec) «Si vous me ramenez ici, je vais en tuer un. Je n'ai rien à perdre, je suis déjà au supermaximum.»

L'air indifférent à tout, le ton rempli d'une froide colère, le détenu Frédéric Surprenant, 29 ans, a plaidé coupable mardi à une série de menaces de mort et d'intimidation envers des agents correctionnels.

Lorsque la juge a évoqué qu'il devrait rencontrer possiblement un psychiatre pour une évaluation en vue d'être déclaré délinquant dangereux, le détenu a perdu patience et promis de tuer le spécialiste.

Même réaction lorsqu'on lui a annoncé qu'il devrait revenir au palais de justice de Québec à la fin de l'été pour la suite des procédures. «Je ne reviendrai pas. Je m'en fous, je vais en tuer un.»

À la suggestion de la défense, les autorités tenteront d'éviter de déplacer le détenu menaçant et procéderont par visioconférence.

Surprenant purge une peine de quatre ans après avoir notamment pris un codétenu en otage, à la pointe d'un pic artisanal, à la prison de Trois-Rivières. Il s'en était aussi pris à des passants dans une rue de La Tuque.

Alors qu'il est incarcéré au pénitencier de Donnacona en février dernier, Frédéric Surprenant prend en grippe tous les agents correctionnels masculins.

À une occasion, il annonce son plan à une agente. «Cette nuit, je vais me faire un pic. Ensuite, je vais mettre le feu, les agents n'auront pas le choix d'ouvrir la porte et je vais en tuer un», a lancé le bagnard.

À une dizaine de reprises au cours du printemps, Surprenant menace des agents correctionnels, directement ou via un collègue. Il promet de les battre, de les poignarder, de s'en prendre à leur famille. Un soir, alors que les agents lui passent les menottes afin qu'il aille prendre sa douche, le détenu tente de les attaquer avec un poignard artisanal dissimulé sous sa serviette.

Personnalité limite

Par le passé, des évaluations psychiatriques ont montré que le détenu était atteint du syndrome Gilles de la Tourette et qu'il souffrait d'un trouble de la personnalité limite.

Si la Couronne va de l'avant avec sa requête pour une déclaration de délinquant dangereux, Frédéric Surprenant pourrait être emprisonné pour une durée indéterminée.

Le détenu a clairement dit que ce qu'il voulait, c'était de retourner vivre à l'Unité spéciale de détention (USD), la section du pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines où vivent les criminels considérés comme les plus dangereux au pays, qui ont souvent agressé des codétenus et des agents correctionnels.

«Vous aimez ça être là?» demande la juge Marie-Claude Gilbert. «C'est ma place», réplique Surprenant.

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