Gaspésie: le nombre de collisions avec des cerfs explose

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L'augmentation du nombre de collisions s'expliquerait notamment par la hausse du cheptel de cerfs de Virginie, ainsi que par les comportements humains comme le nourrissage des cerfs et la vitesse au volant.

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Gilles Gagné

Collaboration spéciale

Le Soleil

(New Richmond) Le nombre de collisions entre des véhicules et des cerfs de Virginie a doublé entre 2011 et 2014 dans la Baie-des-Chaleurs, en Gaspésie. Ce nombre est passé de 235 à 461 en trois ans, en hausse de 97 %.

De ces 461 collisions, 211 ont été rapportées à la police parce qu'elles avaient occasionné des blessés graves, des blessés légers et des dommages matériels. C'était 110 en 2011, donc la moitié dans ce cas aussi. Aucun accident mortel n'est survenu en raison de ces impacts entre 2011 et 2014.

La hausse du cheptel est en grande partie responsable des collisions, puisque la population de cerfs est passée de moins de 1000 en 1992 à un nombre oscillant entre 10 000 et 12 000 aujourd'hui. Les comportements humains, comme le nourrissage des cerfs et la vitesse au volant, jouent aussi un rôle.

Le nombre grandissant d'impacts entre véhicules et cerfs incite Transports Québec, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, la Société de l'assurance automobile et la Sûreté du Québec à lancer une campagne de sensibilisation, notamment en raison de l'achalandage sur les routes l'été.

«On recommande aux automobilistes de balayer la route du regard surtout au lever et au coucher du soleil [...] et au cours des mois de juin, juillet, septembre et octobre, alors que les cerfs se tiennent plus souvent le long des routes», précise Miryam Leclerc, porte-parole de Transports Québec.

«Environ 85 % du cheptel [gaspésien] est dans la Baie-des-Chaleurs», dit-elle, pour expliquer la portée géographique de la campagne.

Les deux autres secteurs fauniques de la Gaspésie sont bien moins touchés par les collisions. Dans la zone de Gaspé, il y a même eu une baisse entre 2011 et 2014, de 18 à 13 collisions, alors qu'aux alentours de Sainte-Anne-des-Monts, il est passé de 2 à 8, des chiffres assez limités.

Il faut respecter les limites de vitesse, et même ralentir dans les secteurs où les cerfs sont plus concentrés, suggère-t-elle aussi.

Transports Québec a installé des panneaux dans les zones de grande concentration de cerfs. «Nous avons aussi fait du débroussaillage latéral, pour donner une meilleure visibilité aux abords des routes», dit-elle.

L'installation de clôtures dans les zones de concentration de cerfs n'est pas une solution, note Miryam Leclerc.

Question d'accès

«C'est une question d'accès. Les cerfs se retrouvent souvent dans un secteur résidentiel. Ce serait très, très difficile, voire impossible [...] Les clôtures créent des points de concentration où tous les cerfs traversent», ajoute-t-elle, statuant qu'on y augmenterait le nombre d'accidents.

Quant au «sifflet à chevreuils» dont sont dotés certains véhicules, «rien ne prouve leur efficacité», conclut Miryam Leclerc.

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