Procès de Nicolas Lacroix: l'aveu est admissible

La déclaration incriminante de Nicolas Lacroix enregistrée sur... (Le Soleil,)

Agrandir

La déclaration incriminante de Nicolas Lacroix enregistrée sur vidéo au poste de la Sûreté du Québec, sur l'heure du midi le 4 mai, est admissible, dit la juge

Le Soleil,

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) La défense dans le procès de Nicolas Lacroix a perdu son pari : la juge Chantale Pelletier a accepté d'admettre en preuve la majorité des éléments de preuve recueillis après la mort du petit Nathan. Elle écarte toutefois les déclarations faites par l'accusé, en état de choc, dans les heures suivant le drame.

Nathan Lecours est décédé en 2012.... - image 1.0

Agrandir

Nathan Lecours est décédé en 2012.

Dans un jugement oral qui a duré plus d'une heure, la juge Pelletier a rejeté vendredi toutes les demandes de la défense, sauf une.

La juge est en effet d'accord avec la défense pour dire qu'immédiatement après le drame et jusqu'à ce qu'il s'endorme, sous sédatif, à l'hôpital, Nicolas Lacroix n'était pas en état de faire des déclarations de façon libre et volontaire.

À des voisins et ensuite aux policiers, Nicolas Lacroix, en proie à un violent choc nerveux, a répété qu'il avait tué l'enfant de son amie.

Il en va toutefois autrement pour la déclaration incriminante de Nicolas Lacroix enregistrée sur vidéo au poste de la Sûreté du Québec, à l'heure du midi le 4mai 2012, qui, elle, est admissible, dit la juge.

«Ce que la bande vidéo nous montre, c'est un accusé calme, cohérent, bien orienté, pleinement conscient du drame, énumère la juge. Il est une personne normale, qui réalise tout le caractère horrible de l'événement et qui vit une grande tristesse.»

Arrestation légale

La juge Pelletier a aussi conclu que l'arrestation de Nicolas Lacroix dans l'ambulance, vers 18h51 le 3mai 2012, avait été faite légalement. Les policiers sont crédibles lorsqu'ils témoignent qu'ils ont lu ses droits au suspect, estime la juge.

Un des éléments les plus délicats à trancher, selon la juge, était de savoir si les policiers avaient bien procédé en demandant le rapport médical de Nicolas Lacroix, qui contenait notamment les résultats des tests d'alcoolémie positifs.

La demande pour la délivrance d'une ordonnance de communication, l'équivalent d'un mandat de perquisition, était bel et bien incomplète, note la juge, en tapant sur les doigts de l'enquêteur. Mais le policier avait les motifs de réclamer un tel document pour valider si l'accusé avait consommé ou non de l'alcool et des drogues.

La juge tranche que la fouille des vêtements de Lacroix, qui avait permis de découvrir la facture d'achat de bouteilles d'alcool, n'était pas abusive.

La défense se plaignait aussi que la destruction par l'Hôtel-Dieu de Lévis des échantillons sanguins de Nicolas Lacroix l'empêchait de faire une contre-expertise. La juge rejette cette prétention, rappelant que les échantillons ont été détruits par l'hôpital selon la procédure habituelle et non pour nuire à la défense de Nicolas Lacroix. Et comme l'éthanol s'évapore au bout de quelques heures, les échantillons n'auraient été d'aucune utilité pour la défense, ajoute-t-elle.

Le procès de Nicolas Lacroix a été ajourné. Il reprendra les 19, 20 et 21 octobre.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer