Mort du petit Nathan: Lacroix était ivre, selon la poursuite

Nathan Lecours est décédé en 2012....

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Nathan Lecours est décédé en 2012.

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(Québec) Nicolas Lacroix avait un taux d'alcool de 0,16 dans le sang quelques heures après la démonstration d'arme qui a été fatale au petit Nathan Lecours à Lévis, le 3 mai 2012.

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Le procès de Nicolas Lacroix, 39 ans, s'est amorcé lundi au palais de justice de Québec dans une atmosphère lourde.

Le Soleil, Yan Doublet

Les témoignages de policiers et de membres du personnel médical, qui se sont succédé mardi, ne font pas encore office de preuve; la défense conteste l'admissibilité de tous les éléments recueillis durant les 23 heures qui ont suivi l'arrestation de Nicolas Lacroix.

L'urgentologue Robert Doucet de l'Hôtel-Dieu de Lévis a affirmé qu'il avait noté une «intoxication significative» à l'alcool en examinant le patient. L'état de ses pupilles ainsi que son haleine étaient révélateurs, dit-il.

Un examen sanguin, prescrit par le médecin, révélera, à 21h, soit moins de trois heures après le drame, un taux d'alcoolémie qui était le double de la limite légale, soit 0,16.Un prélèvement d'urine a aussi été fait, analysé et a révélé la présence de cannabis dans le sang de Nicolas Lacroix.

Le psychiatre de garde, consulté au téléphone par le Dr Doucet, avait recommandé une expertise légale de l'alcoolémie de Nicolas Lacroix. C'est le message que le Dr Doucet dit avoir fait aux policiers. Durant l'hospitalisation de Lacroix, ni les patrouilleurs de la police de Lévis ni les enquêteurs de la Sûreté du Québec n'ont fait de démarches pour obtenir un télémandat, une procédure légale pour tester l'alcoolémie d'un suspect.

La défense espère faire écarter de la preuve les résultats d'alcoolémie parce que, selon elle, ils n'ont pas été obtenus de manière légale.

Car, toujours selon la défense, un télémandat a bel et bien été obtenu par les policiers, mais seulement trois mois après l'événement.

Dans son interrogatoire vidéo, Nicolas Lacroix confie que le jour du drame, il a bu une bière avec son père à l'heure du midi et un ou deux verres de vin avec sa mère dans l'après-midi. Il a pris, sans le finir, un cocktail vodka-grenade en fin de journée, avant de parler à Mélanie Bissonnette. «Mais je n'étais pas en état d'ébriété», assure-t-il.

«C'est mon erreur»

La juge Chantale Pelletier a pu entendre mardi les premières explications de Nicolas Lacroix livrées aux policiers une vingtaine d'heures après la mort du petit Nathan.

Arborant un look très différent, avec cheveux courts et lunettes à la mode, Nicolas Lacroix semble calme dans la salle d'interrogatoire.

Bras croisés sur la poitrine, légèrement recroquevillé sur lui-même, Lacroix raconte à l'enquêteur comment il a voulu aider Mélanie Bissonnette, «une fille que j'aimais», aux prises avec un harceleur.

Dans ses explications sur la manipulation du fusil de calibre .12, une contradiction surgit par rapport au témoignage de la mère du petit Nathan.

Nicolas Lacroix explique à l'enquêteur que, l'arme n'étant pas chargée, il ne comprend pas comment le coup a pu partir et atteindre mortellement Nathan Lecours, deux ans et demi.

Dans son témoignage lundi, Mélanie Bissonnette avait indiqué que Nicolas Lacroix avait ouvert l'arme pour lui montrer comment insérer une balle et avait bel et bien, selon elle, mis un projectile.

«Je peux juste assumer»

Nicolas Lacroix éclate en sanglots après quelques minutes passées à décrire le drame qui a coûté la vie au bambin.

«C'est mon erreur! Je n'aurais jamais dû amener mon arme là, pleure le suspect de 36 ans, qui deviendra un accusé dans quelques heures. On ne peut pas avoir plus un accident que ça, je peux juste assumer...»

Nicolas Lacroix manipule les armes depuis qu'il a 16 ans et affirme avoir suivi tous les cours requis. Il se décrit comme un chasseur et un amateur de tir à la cible très prudent.

Chez lui, il garde ses armes dans des compartiments verrouillés, réservant un coffre pour les seules munitions. «Je suis quelqu'un de très sécuritaire et c'est pour ça que je ne comprends pas», dit-il.

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