Un égout, plein d'ennuis

Propriétaires d'une maison de la rue des Colibris,... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Propriétaires d'une maison de la rue des Colibris, Jacques Dupont et sa conjointe Cynthia Savard ont constaté plusieurs affaissements de leur terrain, des fissures sur leur résidence et des problèmes de drainage dans leur piscine creusée, qui est sortie du sol de près de 20 centimètres.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Drain envahi par les eaux sales, terrain affaissé, maison fissurée; un couple de Charlesbourg veut intenter, au nom de dizaines de résidents de son secteur, un recours collectif contre la Ville de Québec qui, dit-il, néglige son réseau d'égout.

Cynthia Savard et Jacques Dupont ont acheté leur maison de la rue des Colibris, dans le secteur Charlesbourg, en 2002. Rien, dans ce que le vendeur a déclaré, ne leur permet de croire qu'ils auront des problèmes du genre avec la résidence bâtie en 1970.

Dans leur requête déposée en Cour supérieure cette semaine, le couple affirme qu'au courant de l'année 2013, le niveau d'eau commence à monter dans la canalisation et menace de refouler dans la maison.

Jacques Dupont appelle au service des travaux publics où, allègue-t-il, on lui recommande d'acheter une pompe et de l'installer dans son sous-sol afin de pomper l'eau du drain vers le réseau public d'égout.

Depuis ce temps, affirme le couple, la pompe démarre une dizaine de fois par heure, avec tout le bruit qui va avec.

Au printemps de la même année, les résidents disent avoir constaté que de l'eau sortait sous pression lorsque le bouchon du drain au fond de leur piscine creusée était retiré. Quelques mois plus tard, les citoyens affirment avoir vu leur piscine creusée sortie du sol de près de 20 centimètres à une extrémité.

Leur terrain s'est affaissé à plusieurs endroits entre 2013 et 2015, disent-ils, surtout devant leur entrée. D'importantes fissures sont apparues sur leur maison, dont la structure a bougé, allèguent-ils.

Selon Me Maxime Ouellette, l'avocat des requérants, les problèmes vécus par Cynthia Savard et Jacques Dupont sont partagés par des dizaines d'autres résidents dans un vaste quadrilatère compris entre l'autoroute Laurentienne et les rues Jean-Talon, Henri-Bourassa et du Daim. D'où l'idée de demander à la cour l'autorisation d'intenter un recours collectif.

Comité formé

Cynthia Savard et Jacques Dupont ont déjà formé un comité et fait une tournée des voisins. Plusieurs se sont plaints de dommages aux immeubles, d'augmentation de prime d'assurance, de coûts de nettoyage et de réparation.

Les citoyens évoquent qu'à certaines occasions, les eaux usées ont été pompées et rejetées au milieu de la rue, avec tous leurs déchets.

Les terrains se drainent difficilement et restent gorgés d'eau après la fonte des neiges ou des fortes pluies.

Les cols bleus visitent régulièrement le quartier afin de pomper l'eau des canalisations, qui ne parviennent pas à se vider d'elles-mêmes.

Les citoyens affirment que le système de drainage et le réseau d'égout ne suffisent pas à la demande et ne sont pas fonctionnels.

De nouveaux canaux de drainage ont été construits et plusieurs travaux d'assèchement ont été exécutés, mais ce n'est pas suffisant, disent les citoyens.

En plus de vivre énormément de stress, Cynthia Savard et Jacques Dupont disent avoir perdu beaucoup d'heures de travail en raison des problèmes de refoulements d'égout. Ils craignent aussi de voir la valeur marchande de leur maison grandement diminuée.

Leur assureur a refusé de les indemniser pour leurs dommages, car ceux-ci étaient dus à des mouvements de sols.

Le couple Savard-Dupont réclame à la Ville de Québec la somme de 96000 $ pour tous les dommages et inconvénients, tandis que les dommages des autres membres d'un éventuel recours collectif restent à évaluer.

«Problématique de fonctionnement»

Dans une lettre du 26 août 2014, la Ville de Québec répond aux citoyens qu'elle n'entend pas faire de projet de réfection sur la conduite d'égout de leur secteur. Une évaluation du service de l'ingénierie montrerait une conduite domestique «en bon état structural», peut-on lire dans la lettre déposée au dossier de la cour. La Ville de Québec admet toutefois dans cette lettre «qu'il y a effectivement une problématique de fonctionnement» et elle promet des analyses pour mettre le doigt sur le bobo. «Des actions à moyen terme pourront peut-être être faites, cependant nous ne pouvons actuellement vous en préciser le moment», ajoute la Ville. Comme la section du réseau d'égout où se trouve la rue des Colibris «présente une possibilité de surcharge», écrit la Ville, elle sera nettoyée aux deux mois par les travaux publics de l'arrondissement.

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