Défi Entreprises: un coureur décède à un kilomètre du fil d'arrivée

L'homme a été transporté au CHUL où son... (Archives La Presse)

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L'homme a été transporté au CHUL où son décès a été constaté.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Le promoteur du cinquième Défi Entreprises de Québec, qui avait lieu dimanche à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, est triste et bouleversé à la suite du décès d'un coureur de 49 ans, victime d'un malaise à un kilomètre du fil d'arrivée de la course de 10 km.

«Je n'ai pas beaucoup de mots pour décrire ce que je ressens... C'est la première fois que ça nous arrive et on n'aime pas ça, on est vraiment tristes», a déclaré au Soleil Daniel Riou, propriétaire de l'entreprise Acktev, qui organise depuis cinq ans cet événement visant à faire la promotion de l'activité physique dans le but d'améliorer la santé et la qualité de vie.

Selon M. Riou, l'homme de 49 ans se serait effondré au neuvième kilomètre du parcours de 10 km. «Notre équipe médicale a tenté de le secourir. Il y avait même une infirmière qui participait à la course et qui lui a fait immédiatement un massage cardiaque. On a fait du mieux qu'on a pu, mais il a ensuite été transporté au CHUL où son décès a été constaté. On parle de problème cardiaque.»

L'organisateur a rappelé qu'il y avait malheureusement toujours un risque que de telles situations se produisent. «Notre médecin nous a dit que dans des événements du genre, il y avait en moyenne un décès par 100 000 participants. C'est plate, car c'est le but contraire de ce qu'on recherche : on veut inciter les gens à être plus actifs pour être plus en forme.»

D'ailleurs, Daniel Riou continue de penser que l'activité physique comporte beaucoup plus de bénéfices que de risques. «Dans certains cas, cependant, ça peut être plus néfaste, mais on n'atteindra jamais le risque zéro. Nous avions une équipe médicale en place et elle est intervenue rapidement.»

L'événement tragique ne vient pas non plus remettre en cause la tenue des Défis Entreprises de Trois-Rivières le 7 juin et de Montréal le 14 juin. «Les courses auront lieu, nous aurons toujours nos équipes médicales sur les lieux et on essaye à chaque fois d'être plus efficaces», a-t-il résumé.

Daniel Riou se penchera toutefois avec son équipe sur le cas de l'homme décédé en fin de semaine. «On pense avoir bien réagi, mais on verra également si on ne pourrait pas améliorer certaines choses.»

Pas une première

Ce n'est pas la première fois qu'un coureur décède lors d'une course d'endurance à Québec. Denis Therrien, pdg de l'organisme Courir à Québec et organisateur du Marathon des Deux Rives, se souvient des deux coureurs qui se sont effondrés lors de la course de fond de la capitale, en 1999 et en 2008.

«Dans les deux cas, ce sont des gens qui avaient des conditions médicales qu'ils ignoraient eux-mêmes. Le premier était un jeune dentiste de Lachute qui avait aussi pris part au Marathon en 1998 et qui a eu un problème cardiaque. Le deuxième était un gars de Windsor qui avait couru plusieurs fois le Marathon de Boston et qui avait même fait des ultramarathons.»

M. Therrien souligne que tous les participants du Marathon des Deux Rives doivent signer un acte de renonciation où ils reconnaissent avoir la capacité de faire l'activité à laquelle ils sont inscrits.

«Mais malgré tout, des décès ne sont pas inhabituels. On dit dans le milieu de la course à pied qu'il y aura en moyenne un décès par 40 000 participants. Il y en a eu au Marathon d'Ottawa, au Marathon de Paris. C'est toujours triste et à chaque fois, on cherche les raisons.»

Denis Therrien ajoute que l'image d'un coureur décédant lors d'une course est toujours forte. «Ceux qui meurent d'une crise cardiaque parce qu'ils n'étaient pas en bonne forme et qu'ils ne faisaient jamais d'activité physique, ils ne font pas la manchette. Je vais citer le Dr François Paquet de l'Hôtel-Dieu de Lévis, qui travaille avec nous à chaque année : oui, il y a des risques à faire de l'activité physique intense, mais il y a beaucoup plus de risques pour la santé à rester assis chez soi à ne rien faire!» conclut-il.

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