L'hypnologue agresseur derrière les barreaux pour 18 mois

L'hypnologue de Château-Richer André Hébert (à gauche) a... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

L'hypnologue de Château-Richer André Hébert (à gauche) a été condamné à une peine de 18 mois de prison pour avoir agressé sexuellement trois patientes.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) L'hypnologue de Château-Richer André Hébert est condamné à une peine de 18 mois de prison pour avoir agressé sexuellement trois patientes.

«Il faut dénoncer l'abus de confiance fait par les pseudo-thérapeutes qui oeuvrent avec les personnes fragiles et démunies», a insisté le juge Hubert Couture, en rendant sa sentence.

Le fait que celui qui se décrivait comme hypnologue, thérapeute et cartomancien ne soit membre d'aucun ordre professionnel n'est surtout pas une excuse, a ajouté le magistrat. «L'accusé était en situation de confiance face aux femmes qui sont allées le consulter, dit le juge Couture, qualifiant les agressions sexuelles de gestes «inacceptables, envahissants et traumatisants».

André Hébert, 52 ans, a été arrêté en décembre 2009. Après un procès, il a été reconnu coupable d'avoir commis des agressions sexuelles sur trois patientes, des femmes âgées dans la trentaine. Les deux premières victimes ont subi des attouchements aux seins.

La troisième a été forcée de masturber l'hypnologue et ce dernier lui a enfoncé un doigt dans le vagin en plus de la retenir par la force.

Le psychiatre Pierre Mailloux avait témoigné en défense cette semaine à l'occasion des représentations sur la peine. Le témoignage du «Doc Mailloux» n'est pas concluant et ne vient amener aucun facteur atténuant, a tranché le juge Couture, car les rencontres avec le psychiatre ne visaient pas à traiter une déviance ni même à comprendre pourquoi Hébert avait commis les gestes.

Après avoir purgé sa peine, André Hébert sera sous probation durant trois ans. Il sera inscrit à perpétuité au registre des délinquants sexuels et il lui est interdit de communiquer avec les victimes.

L'avocat de Hébert, Me Jean Petit, avait demandé à ce que son client puisse commencer à purger sa peine seulement le 11 juin, afin d'honorer des contrats de déménagement. Le juge Hubert Couture a simplement rétorqué qu'il était prêt à rendre sa décision, balayant ainsi la demande.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer