Plaidoyer pour un second recours collectif contre Arrimage Québec et le Port

Les Limoulois qui ont entamé une bataille juridique... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Les Limoulois qui ont entamé une bataille juridique contre Arrimage Québec et le Port de Québec étaient de retour devant la Cour supérieure, lundi.

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(Québec) Prise deux pour les Limoulois qui ont entamé une bataille juridique contre Arrimage Québec et le Port de Québec. Ils étaient de retour devant la Cour supérieure, lundi, pour demander l'autorisation d'intenter un second recours collectif et, surtout, obtenir une injonction pour faire cesser toute émission de poussière incommodante pour les quartiers centraux.

Le couple composé de Véronique Lalande et Louis Duchesne a obtenu, à l'automne, l'autorisation d'exercer un premier recours collectif concernant l'épisode de poussière rouge du 25 octobre 2012.

Le juge avait toutefois refusé d'ouvrir la procédure pour inclure trois années complètes de pollution atmosphérique, la limite temporelle imposée pour les troubles de voisinage. Les requérants ont donc convenu de plaider ces dommages - 1000 $ par année pour troubles et inconvénients - dans une cause à part.

Ils redemandent également une injonction pour «éliminer toute émission de poussière» en provenance des installations portuaires. Parce que l'Administration portuaire de Québec (APQ) est engagée dans un long débat de juridiction avec le gouvernement provincial, les demandeurs ont décidé d'interpeller plus particulièrement Arrimage Québec sur ce point.

«On cible la personne qui dans les faits est responsable des modes opératoires et de la manutention», a fait valoir lundi Véronique Lalande, qui est porte-parole de l'Initiative citoyenne de vigilance du Port de Québec.

«L'injonction, comme on l'a toujours dit, c'est presque plus important que le recours. L'ensemble des citoyens, ce qu'on veut vraiment, c'est que ça cesse une fois pour toutes», a-t-elle rappelé.

Lundi, l'avocat des citoyens, Philippe Trudel, a mis de l'avant les problèmes de santé découlant d'une exposition à des contaminants atmosphériques et plus particulièrement au nickel, comme des problèmes de peau, d'asthme, des bébés de petit poids et éventuellement des cancers. «C'est sûr qu'au niveau de la population, il y en a des gens qui souffrent de ça», a-t-il fait valoir au juge Étienne Parent. 

Me Trudel a également soutenu que la poussière provenant du port, «ce n'est pas un incident, pas un accident», mais «un problème qui date» de plusieurs dizaines d'années. Il rejette ainsi d'emblée l'argument principal avancé par les défendeurs lors de l'étude de la première requête pour autorisation d'exercer un recours collectif. Ceux-ci faisaient valoir que le nuage de poussière rouge était un incident «unique et isolé».

Environ 50 000 personnes résident dans le périmètre visé par les deux recours, lequel inclut les quartiers Vieux-Limoilou, Saint-Roch, Saint-Sauveur, Saint-Malo et Maizerets. Environ 500 personnes se sont montrées intéressées après un appel des requérants même si ce n'est pas nécessaire de s'inscrire formellement à un recours collectif pour profiter d'un éventuel règlement. 

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