Le Doc Mailloux fustige les tests sexologiques

Pierre Mailloux à Tout le monde en parle... (Photo: Radio-Canada)

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Pierre Mailloux à Tout le monde en parle en 2005.

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(Québec) «C'est bidon ces tests-là!» Le psychiatre Pierre Mailloux ne s'est pas fait d'amis chez les sexologues. Il a qualifié de «près de zéro» la validité des évaluations sexologiques des agresseurs sexuels.

L'hypnologue André Hébert, trouvé coupable d'agression sexuelle sur trois «patientes», a choisi de faire témoigner lundi, à l'occasion des représentations sur la peine, son psychiatre traitant, le Dr Pierre Mailloux.

André Hébert a consulté le DrMailloux à 13 reprises entre décembre 2009 - tout de suite après son arrestation - et mai 2014. Chaque consultation d'une heure coûtait 300 $.

Le Doc Mailloux a d'abord brossé un portrait flatteur de l'hypnologue de Château-Richer, qui travaille aujourd'hui comme déménageur. «C'est un individu accusé qui a pris des mesures pour ne plus l'être, résume le psychiatre. Il a essayé de bien rééquilibrer sa vie et est devenu productif.»

Le psychiatre juge «très faible» le risque qu'André Hébert fasse un jour d'autres victimes.

Lorsque la procureure de la Couronne Me Nathalie Leroux demande au psychiatre si une évaluation sexologique lui permet de faire une telle analyse du risque de récidive, le Doc Mailloux ne se gêne pas pour démolir les tests des cliniciens.

«On reproche à Monsieur [Hébert] de verser dans l'ésotérisme, mais il y a des professionnels qui font de même, lance le Doc Mailloux, grinçant. La validité des tests [pour évaluer les risques de récidive] est près de zéro», ajoute-t-il.

Seule la pléthysmographie pénienne, où les réactions de l'homme à un stimulus sont mesurées avec un anneau sur le pénis, trouve grâce à ses yeux avec «une certaine validité».

De toute façon, selon le Doc Mailloux, André Hébert n'avait pas besoin de subir aucun test sexologique puisque ces victimes étaient des adultes.

Pénitencier ou prison?

La Couronne réclame une peine de prison fédérale, soit plus de deux ans, pour Hébert qui a agressé successivement trois femmes «vulnérables», insiste Me Leroux, qui lui avaient demandé de l'aide.

Si les deux premières ont subi des attouchements aux seins, la troisième a été retenue avec une certaine violence, ajoute la procureure de la Couronne, et a été forcée de masturber l'hypnologue. Hébert lui a aussi enfoncé un doigt dans le vagin.

Aux yeux de l'avocat de la défense Me Jean Petit, André Hébert, qui a cru de bonne foi que les femmes étaient consentantes, devrait purger une peine de moins de deux ans.

Le juge Hubert Couture rendra sa décision demain.

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