Accident mortel dans un lit d'arrêt: le camion n'aurait pas dû circuler

Yann Turnbull-Charbonneau a fait un plongeon mortel au... (fournie par la SQ)

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Yann Turnbull-Charbonneau a fait un plongeon mortel au bout du lit d'arrêt de Petite-Rivière-Saint-François en septembre 2013.

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(Québec) Le camion que conduisait Yann Turnbull-Charbonneau le 3 septembre 2013, n'aurait pas dû être sur la route ce jour-là car il était frappé d'une interdiction de circuler.

Richard Bélanger, fondateur de Pompage Provincial et directeur des opérations au moment de l'accident mortel, a assuré vendredi que l'entreprise entretenait adéquatement la douzaine de pompes à béton lui appartenant. «On peut pas se permettre de briser sur un chantier», a-t-il insisté. La consigne était de remplacer toute pièce défectueuse.

M. Bélanger a mentionné que ses camions étaient soumis annuellement au regard de la Société d'assurance automobile du Québec (SAAQ), comme le veut la réglementation, et qu'il commandait en plus une inspection complète à mi-année. Celle du véhicule qui a plongé dans le vide au bout du lit d'arrêt de Petite-Rivière-Saint-François avait été complétée le 21 août.

Les conducteurs, dont M. Turnbull-Charbonneau, respectaient aussi l'obligation de faire une inspection visuelle en plusieurs points avant le départ, une routine de 15 minutes environ, a soutenu M. Bélanger.

Me Dave Kimpton, le procureur de la coroner, a toutefois révélé que le camion avait été arrêté par les contrôleurs routiers une semaine avant l'accident. Quelques défectuosités mineures avaient été détectées.

Le patron de Pompage Provincial a assuré qu'elles avaient été réparées, mais le camion n'avait pas subi l'inspection nécessaire pour lever le «48 heures». «Les réparations avaient vraiment été faites, mais le papier avait pas été signé», a témoigné Richard Bélanger. Si bien que son employé était en infraction quand il a repris la route, le 3 septembre.

«Si je l'avais su, c'est sûr qu'il aurait pas parti», a dit son supérieur, qui travaillait à l'extérieur du bureau, situé à Lévis, dans la semaine précédent l'accident.

Jeudi, il a été fait mention qu'une inspection mécanique a posteriori a révélé trois défectuosités majeures et 27 mineures sur le camion.

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