Mort accidentelle d'un enfant en 2012: le harceleur de la mère plaide coupable

C'est dans cette maison de Lévis que le... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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C'est dans cette maison de Lévis que le petit Nathan a été tué accidentellement, point final d'une histoire de harcèlement qui a pris une tournure des plus tragiques. Le harceleur, Daniel Bédard, a plaidé coupable, vendredi.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) L'homme qui avait harcelé au téléphone la mère du petit Nathan, tué d'un coup de feu accidentel à Lévis en 2012, a plaidé coupable vendredi. En rejetant une partie du blâme sur la mère de la petite victime.

Le harcèlement criminel commis par Daniel Bédard, 46 ans, a eu des effets collatéraux des plus tragiques.

En avril 2012, Bédard se met à appeler nuit et jour une jeune femme qu'il a connue à son travail, du nom de Mélanie Bissonnette.

Le problème, c'est que dans sa recherche, il se trompe et se met à pourchasser de ses ardeurs une homonyme de sa collègue.

Cette dernière devient morte de peur de voir un pur inconnu lui laisser des messages de plus en plus sexuellement explicites et menaçants sur sa boîte vocale.

Elle appelle les policiers, tente de retracer l'origine des appels et finit par crier au secours à ses amis Facebook.

Un ami, Nicolas Lacroix, se présente chez elle le 3 mai avec une carabine pour lui montrer comment se défendre.

Lors d'une manipulation de l'arme sur la table de cuisine, un coup de feu part. Le garçon de Mélanie Bissonnette, Nathan, deux ans, est atteint mortellement alors qu'il faisait des «coucou» aux adultes, au bout de la table.

Nicolas Lacroix subira son procès en juin sous des accusations d'homicide involontaire et de négligence criminelle.

Alors que les grands-parents du petit Nathan essuyaient encore leurs larmes après le récit du procureur de la Couronne Me Éric Beauséjour, Daniel Bédard a voulu se défendre.

«Je ne pouvais pas savoir qu'il y en avait deux, Mélanie Bissonnette, proteste-t-il. Elle aurait pu changer de numéro ou me raccrocher la ligne au nez!»

L'avocate de Bédard, MeMarie-Josée Beaudin, a demandé la confection d'un rapport présentenciel. Les observations sur la peine auront lieu en septembre.

Lourds antécédents

Daniel Bédard a déjà été condamné à la suite d'accusations de harcèlement criminel et de voies de fait graves, notamment.

Bédard a fait la manchette en 2004 pour avoir poussé la voiture de son ex-amie de coeur vers un train en mouvement à Saint-Flavien de Laurier-Station. Il avait battu et menacé de mort la femme qui venait de rompre avec lui et avec qui il était depuis seulement deux semaines. Elle avait pris la fuite et il l'avait pourchassée jusqu'à un passage à niveau où il a tenté de pousser son automobile sous le train.

Pour ces délits, Bédard avait reçu une raclée d'une vingtaine de codétenus dès son arrivée au Centre de détention de Québec, ce qui avait failli lui coûter la vie. Il avait subi de multiples blessures au visage et aux côtes et avait été plongé dans le coma. Il avait reçu une peine de 34 mois de prison.

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