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Un des frères de Chantal Demers lui a déjà fait vivre l'enfer

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L'autopsie du corps de Chantal Demers a été effectuée au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale, à Montréal. Il a toutefois été impossible mercredi de confirmer si le corps avait des marques de violence, mais selon nos informations, nous ne pouvions pas reconnaître le visage de Mme Demers.

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(Québec) L'un des frères de Chantal Demers, dont le corps a été retrouvé lundi à Saint-Raymond de Portneuf, a fait vivre l'enfer à sa soeur à l'automne 2011. Jean-Marc Demers, qui a été accusé de tentative de meurtre à l'endroit de Mme Demers, a finalement plaidé coupable à une accusation réduite de voies de fait graves en 2012.

Les événements se sont produits au mois de novembre 2011. Jean-Marc Demers a tenté à deux reprises de mettre fin aux jours de sa soeur. Il la soupçonnait notamment de vouloir lui dérober des biens.

Le 3 novembre 2011, l'homme de Saint-Patrice-de-Beaurivage dans Lotbinière, aujourd'hui âgé de 44 ans, a tenté de causer la mort de Mme Demers par strangulation. Quelques jours plus tard, soit entre le 7 et le 11 novembre, sachant qu'elle devrait se rendre à un rendez-vous, il a saboté le système de freinage de son véhicule. Constatant qu'il y avait un problème avec ses freins, Mme Demers était alors allée faire vérifier sa voiture dans un garage.

La relation tumultueuse entre Jean-Marc Demers et sa soeur n'était pas quelque chose de nouveau. M. Demers a aussi été accusé de voies de fait et de menaces de causer la mort ou des lésions corporelles contre Chantal Demers, entre le 1er novembre 2008 et le 20 novembre 2011. 

Après un procès plutôt médiatisé en 2012, Jean-Marc Demers a été condamné à cinq ans de prison et le juge lui a notamment interdit de posséder une arme. Selon nos informations, il est toujours derrière les barreaux dans un pénitencier de la région de Montréal.

Jean-Marc Demers est une personne bien connue du milieu policier. Il a notamment été condamné pour vol, voies de fait et violation de domicile.

Nouvelles accusations?

De nouvelles accusations pourraient être déposées au cours des prochaines heures contre Victor Poirier, qui serait la dernière personne à avoir vu vivante Chantal Demers, 46 ans.

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) n'a pas exclu cette possibilité mercredi. «C'est vraiment les résultats des nouveaux éléments de l'enquête et de l'autopsie qui vont déterminer si de nouvelles accusations pourraient être déposées», a souligné Marie-Ève Painchaud, porte-parole du SPVQ.

L'autopsie du corps de Mme Demers a été effectuée au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale, à Montréal. Il a toutefois été impossible mercredi de confirmer si le corps avait des marques de violence, mais selon nos informations, nous ne pouvions pas reconnaître le visage de Mme Demers. Les circonstances du décès demeurent toujours inconnues.

Rappelons que Victor Poirier, 47 ans, a été accusé samedi de voies de fait causant des lésions sur la personne de Chantal Demers, et de non-respect de conditions. Il a été intercepté par les policiers dans une voiture à quelques kilomètres d'où le corps de Mme Demers a été retrouvé. M. Poirier devrait revenir devant la cour jeudi.

Matelas recherché

Les enquêteurs étaient toujours mercredi à recherche d'un matelas simple qui aurait été déposé entre des immeubles de logements de la ville de Québec. Il pourrait être appuyé contre un conteneur à déchets depuis le 7 mai.

Lors d'un entretien avec Le Soleil, la conjointe de Victor Poirier avait déclaré qu'il lui avait demandé de déménager un matelas le mercredi 6 mai, journée où la fille de

Mme Demers a communiqué avec les policiers pour leur dire qu'elle était sans nouvelles de sa mère depuis le dimanche 3 mai.

«Nous avons reçu beaucoup d'information en lien avec le communiqué diffusé hier» au sujet du matelas. «Nous sommes présentement à valider ces informations», a confié Christine Lebrasseur, porte-parole du SPVQ. Tout renseignement concernant cet objet doit être transmis au

Service de police en composant le 9-1-1 ou au 418 641-AGIR (2447). 

Avec Isabelle Mathieu

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