Omar Khadr libéré

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La Presse Canadienne
Edmonton

Le gouvernement fédéral n'a pas réussi à empêcher la libération sous caution de l'ex-détenu canadien à Guantanamo Omar Khadr, qui devrait sortir de prison dès jeudi, sous certaines conditions.

La juge Myra Bielby, de la Cour d'appel de l'Alberta, n'a pas été convaincue par les arguments d'Ottawa, qui plaidait mardi que la libération de M. Khadr constituerait une menace à la sécurité publique et nuirait aux bonnes relations du Canada avec les autres pays.

Le gouvernement fédéral avait notamment soutenu que la libération sous caution de M. Khadr violerait le traité international en vertu duquel il avait été transféré dans un pénitencier canadien en 2012.

Une juge albertaine de première instance avait déjà ordonné, il y a près de deux semaines, la libération sous caution du Torontois, pendant la procédure d'appel de sa condamnation aux États-Unis pour crimes de guerre. La juge June Ross, de la Cour du banc de la reine de l'Alberta, avait estimé qu'il ne serait pas dans l'intérêt public de garder le détenu derrière les barreaux. Selon elle,

Omar Khadr dispose d'un bon dossier pour son appel aux États-Unis, et le risque pour la sécurité publique n'est pas suffisamment élevé pour justifier sa détention avant le procès. Le gouvernement canadien a aussitôt contesté cette décision en Cour d'appel.

«M. Khadr, vous êtes libre», a conclu la juge Bielby, jeudi matin à Edmonton. L'avocat de M. Khadr, Dennis Edney, a serré dans ses bras sa femme Patricia, qui pleurait à chaudes larmes, pendant que des partisans dans la salle d'audience saluaient bruyamment la décision de la juge.

La Cour d'appel permet donc à M. Khadr de recouvrer sa liberté sous certaines conditions - notamment de porter un émetteur à la cheville, afin de suivre ses allées et venues par géolocalisation. Il devra aussi habiter chez son avocat, à Edmonton, respecter un couvre-feu, et ne pourra quitter la province sans le consentement des autorités.

Il ne pourra communiquer avec ses proches que par téléphone ou vidéo, sous la supervision de son avocat, et en anglais seulement, mais il pourra tout de même les voir en personne, avec l'accord de son agent de libération conditionnelle. Son accès à Internet sera aussi restreint et supervisé.

13 ans de captivité

Il s'agira alors de la première sortie de prison du Torontois en près de 13 ans de captivité - depuis son arrestation par des soldats américains en Afghanistan en juillet 2002, alors qu'il avait 15 ans. Jugé par une commission militaire américaine pour crimes de guerre - notamment le meurtre d'un soldat -, il purgeait depuis 2010 une peine de huit ans de prison, après avoir plaidé coupable. Il soutient depuis qu'il n'a plaidé coupable que pour quitter la prison de Guantanamo.

Le gouvernement de Stephen Harper s'est aussitôt dit déçu par la décision de la Cour d'appel. «Nous regrettons qu'un terroriste reconnu coupable puisse réintégrer la société canadienne sans avoir purgé toute sa peine», a indiqué dans un communiqué Étienne Rainville, attaché de presse adjoint du ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney.

«Omar Khadr a plaidé coupable à des accusations de crimes odieux, dont le meurtre du sergent Christopher Speer, infirmier de l'armée américaine. Nos pensées et nos prières accompagnent la famille du sergent Christopher Speer dans ces moments difficiles.»

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