18 ans de prison pour avoir battu sa copine à coups de «barre à clou»

Jonathan Dutil en juillet 2010... (Photothèque Le Soleil)

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Jonathan Dutil en juillet 2010

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(Québec) Jonathan Dutil de Saint-Nérée-de-Bellechasse a été condamné à 18 ans de pénitencier pour avoir sauvagement battu sa copine à coups de pied-de-biche et l'avoir laissée presque morte en pleine nature.

Rarement a-t-on vu peine aussi sévère pour un conjoint violent que celle qu'a imposée la juge Johanne Roy mercredi après-midi au palais de justice de Québec.

Il faut dire que l'agression commise par Jonathan Dutil était d'une violence hors du commun. Le 16 juillet 2010, ulcéré que la jeune femme veuille le quitter pour un autre, Dutil l'a frappée plusieurs fois à la tête et aux côtes avec un pied-de-biche.

Il a traîné la jeune femme de force dans la voiture et l'a amenée jusqu'à un petit chemin forestier de Saint-Nérée, dans Bellechasse, où les policiers allaient la trouver quelques heures plus tard, grièvement blessée. 

Après un long coma et des mois de réhabilitation, la jeune femme dynamique et autonome est aujourd'hui confinée dans un état de dépendance et a besoin d'aide pour les activités du quotidien.

Oui, Dutil fait montre d'une sympathie sincère envers la jeune femme, note la juge Johanne Roy. «Mais tout être doté de la moindre humanité ne peut rester insensible à l'état dans lequel elle se trouve», nuance la juge Roy.

Jonathan Dutil a été reconnu coupable de tentative de meurtre, d'enlèvement et de port d'arme dans un dessein dangereux au terme de procédures qui se sont étirées sur plusieurs années.

En détaillant les raisons qui l'ont amenée à imposer une peine de 18 ans - à mi-chemin entre ce que recommandait la poursuite et ce que souhaitait la défense -, la juge Roy a rappelé que Dutil, 31 ans, a encore le réflexe de minimiser sa responsabilité.

Il n'hésite pas à reporter la responsabilité sur sa consommation d'alcool et de drogue, fournie par la victime, et ne se voit pas comme une personne violente.

Pourtant, quatre conjointes ont été victimes des sévices de Jonathan Dutil entre 2002 et 2010, fait remarquer la juge Roy.

Une fois soustraite la détention provisoire, il restera un peu plus de 13 ans à purger. Par la suite, comme il a été déclaré délinquant à contrôler, Dutil sera sous surveillance durant sept ans.

Le procureur de la Couronne Me Éric Beauséjour s'est dit satisfait de cette peine costaude, qui, si elle ne redonnera pas à la victime sa vie d'avant, procure au moins à la famille «un sentiment de justice», affirme-t-il.

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